dimanche 23 mai 2010

Stagiaire à l'autre bout du monde

C’était pour un voyage d’affaire que j’avais atterri dans ce bel hôtel. Pour être exact, ce n’était pas un bel hôtel mais plutôt un palace tout droit sorti d’une brochure de voyage de luxe. Le rêve. Surtout que je n’étais pas censé être là. Ces hôtels, c’était pour mon boss, pas pour moi. Pas encore ce privilège. Trois ans dans la boîte, ce n’était pas assez pour les contrats playa comme les appelait mon boss, c’était donc pour sa pomme. Sauf que là, après une chute de cheval et une jambe dans le plâtre, me voilà catapulté dans l’avion en quelques heures.

À la descente, m’attendaient, sur le tarmac de l’aéroport, une vague de chaleur, un soleil éclatant et une plage en arrière-plan. J’avais déjà chaud et le sourire aux lèvres. À travers les vitres teintées de la limousine de l’hôtel : des palmiers, des plages, du tourisme quatre étoiles. L’hôtel était à l’avenant. Bungalows de toutes les tailles avec intérieur en marbre, ventilateurs élégants et lustres en cristal. Même depuis les salles où se tenaient nos réunions de travail, la vue était paradisiaque. Une longue plage de sable blanc avec quelques parasols, une mer turquoise, un ciel azur.

Assis face à cette vue, je compris mieux mon chef. Il aurait pu prendre de l’avancement dans la boîte, viser un poste bien plus haut que celui qu’il occupait depuis sept ou huit ans mais il aurait dû tirer un trait sur ces voyages. Il en faisait quatre par an en moyenne. Quatre semaines de vacances en plus, même si les négociations étaient aussi âpres que dans une tour à la Défense. Ce n’était pas négligeable.

Le premier soir, avec le décalage horaire et la journée de boulot qui avait immédiatement suivi notre arrivée, l’extinction des feux fut très rapide. Au réveil, j’étais frais et plein d’énergie. En gagnant la salle de réunion, je vis à la réception une jeune femme que je n’avais pas eut l’honneur de voir le jour précédent. Une grande brune, féminine et sexy. Le genre à lunette avec un tailleur, le genre moins de vingt cinq ans et déjà femme mais avec un soupçon d’innocence et d’ingénuité qui me mettait le feu aux poudres très rapidement. Échange de sourires. J’en bandai presque.

À la pause de midi, je pris une décision qui se révéla des plus heureuses pour la suite de mon voyage : je demandai un petit panier repas aux cuisines et je mis les voiles, direction le bout de la longue plage de sable blanc, direction les palmiers. Après dix minutes de marche, je vis un ruisseau qui se jetait dans la mer. En suivant son lit du regard, je me pris à imaginer une cascade, de l’eau fraîche, une vasque creusée dans la pierre.

Sans hésitation, je m’engageai le long du petit cours d’eau. La lumière tombait moins dru, tamisée par la végétation luxuriante et l’air était frais, presque humide avec la proximité du ruisseau. Marcher était un enchantement.

Après un coude, la baignade de mes rêves s’offrit à moi: une petite trouée dans les arbres, une vasque où venait bouillonner les eaux du ruisseau après une chute de quelques mètres et tout autour, de grandes dalles rocheuses. Pour compléter cette vision… Non. Pour sublimer, embellir cette vision, pour la rendre plus que paradisiaque, des jambes de femme disparaissaient derrière un rocher. M’approchant silencieusement, je crus reconnaître une tache sur la cheville, une tâche que j’avais aperçue sur la délicieuse stagiaire de l’hôtel.

Je fis discrètement quelques pas dans sa direction. Le rocher me dévoila la simple étoffe blanche de son petit slip de bain avec, l’animant d’une douce frénésie, deux doigts glissés dessous. Je ne voyais pas plus haut. Simplement ce bikini et ces jambes appartenant à une jeune femme se donnant du plaisir. Là, typiquement, j’étais en plein fantasme: une naïade sur une plage abandonnée.

Mon cœur s’emballa avant que je n’en tire les rênes pour garder le contrôle de ma personne, de la situation. Je ne pouvais me permettre de laisser filer cette occasion. J’agis donc à l’instinct, rapidement, en poussant un sifflement ébahi par la beauté du site, en lâchant un discret c’est beau comme si je me parlais à moi-même. Ses jambes bougèrent. Elle se redressa, une main sur les seins, essoufflée, désirable et elle me sourit. Un sourire lascif, tentant. Elle n’avait pas l’air genée.

« Bonjour mademoiselle. La vue est belle, dis-je en plantant mon regard dans le sien. »

Elle dut sentir que mon propos était à double sens car elle eut un second sourire mystérieux alors que la rougeur sur ses joues s’estompait.

« Vous êtes le représentant du groupe Parksons, non ?

Je hochai la tête.

« Et vous êtes la stagiaire que j’ai vu ce matin dans un tailleur très sexy ? »

Toujours le même sourire, avec une nuance flattée par le compliment.

« Et bien, si je puis me permettre, mademoiselle, vous êtes aussi belle en tailleur qu’en monokini.

- Mais avec la différence que je ne peux pas être en monokini à l’hôtel.

- Donc vous venez ici pour être peinarde et bronzer nue?

- Je ne suis pas nue, monsieur.

- C’est vrai. J’oubliais ce petit slip de bain. Mais ne vous gênez pas pour moi si vous voulez vous mettre à l’aise…

- Je n’aime pas bronzer nue !

- Ah oui ? Vous aimez les traces du maillot sur les fesses ? »

Elle eut un petit sourire discret, presque étouffé

« Ca ne me dérange pas. »

Ce qui voulait dire, avec son ingénuité que je sentais de plus en plus feinte, j’adore avoir des fesses blanches au milieu de mon corps bronzé

« Vous bronzez en maillot. Soit. Mais pour le bain? Avec ou sans ? osai-je, poussant mes pions aussi loin que possible pour ne pas avoir de remords si rien ne se passait

- Il n’y a pas de règle. Avec ou sans, peu importe…

- Et bien soyez assurée, mademoiselle, que si vous voulez vous baigner nue, je ne m’en formaliserai pas. »

Ma phrase, prononcée sur un ton badin, négligeant, élargit encore un peu plus le sourire sur son délicieux visage.

« En tout cas, je vais me baigner. »

L’espace d’un instant, j’hésitai à demander si elle allait se baigner nue ou pas mais je ne voulais pas insister. Je me contentais donc de la regarder se lever et s’approcher du bord où elle s’assit pour faire glisser, dans un déhanchement discret et ravageur, son petit bikini sous ses fesses. Puis, sans crier gare, elle se mit à l’eau dans un mouvement gracieux et nonchalant, m’offrant une vue sur ce qu’il convient d’appeler un cul de rêve.

En quelques pas, je fus près de son maillot posé au sol, alors qu’elle nageait près de la petite cascade. Dans un réflexe, je pris le petit bout d’étoffe pour le porter à mon visage. Il sentait le plaisir, la fraîcheur… Mon érection fut immédiate et vigoureuse.

« Je ne vous gêne pas, monsieur ? fit-elle, provocatrice et amusée. »

Qu’elle réagisse ainsi était bon signe. Elle venait de me surprendre en train de humer l’odeur de son bikini et elle en riait presque. La partie était gagnée si je ne commettais pas de faux pas.

- Oh pardon mais… je… c’était trop tentant… cette odeur… votre beauté… Vous me troublez…

- Ah oui ? D’où je suis, on ne dirait pas. »

En effet, ma position – à mi chemin entre accroupi et agenouillé – lui scellait la vigueur de mon émotion.

« Je vous en prie, mademoiselle, n’exigez pas d’en voir plus. Cela pourrait nous mettre dans une situation périlleuse.

- C’est à dire ?

- Il y a que cette vue provoque une irrésistible envie de sucer chez la plupart des femmes et je ne suis pas sûr que vous ayez le droit de sucer les clients de l’hôtel.

- En effet, la situation peut-être délicate. Je ne sais pas moi-même si une stagiaire peut sucer un client. »

J’adorais ce dialogue, qui était un délicieux préliminaire, très excitant. Elle jouait à merveille son rôle. Je bandais comme un taureau.

« Vous êtes stagiaire. Au pire, vous pourrez plaider la méconnaissance.

- Tout à fait. J’ai beaucoup à apprendre. Je débute.

- Alors si vous n’y voyez pas d’inconvénient, je pourrais vous montrer certains désirs que peuvent avoir les clients. Il est important pour une stagiaire de vraiment cerner tous les aspects du métier.

- Vous avez raison. En plus, j’aime apprendre sur le tas. »

L’instant d’après, j’étais débout, nu et tendu vers elle.

« Voilà une bien belle queue, monsieur. »

Je mis les pieds dans l’eau tout en restant les fesses sur le rocher. Elle était débout et immergée devant moi, ses petits seins à hauteur de mes genoux. Elle me prit en bouche avec délicatesse et envie, en m’envoyant un regard qui acheva de me faire durcir. Sa langue vint rapidement jouer avec mon gland. Son expérience en la matière était indéniable.

« Débutante dans l’hôtellerie, peut-être mais pas dans l’art de la pipe, on dirait, mademoiselle. »

- Je fais bien ce que j’aime faire, dit-elle en relevant la tête et en me branlant le temps de sa phrase. Et sachez, monsieur, que vous pouvez vous lâcher avec moi. Je n’aime pas les amours trop délicates et les amants mielleux.

- En gros, vous voulez vous faire bien baisée ?

- C’est cela. »

Mes mains glissèrent de ses épaules vers ses pointes que je fis rouler entre mes doigts. Elle s’en mordit les lèvres de plaisir. En la voyant ainsi s’épanouir, j’eus très envie de jouer avec elle exactement comme elle venait de le demander. Sans mièvrerie ou fausse douceur.

« Laissez-vous guider, mademoiselle. Je vais donner du bon sexe. »

Suite à quoi, je mis une main sur sa tête pour la guider vers ma queue et imprimer moi-même le rythme de cette fellation. Ma stagiaire se laissa faire, toujours les yeux fermés. Mes mains enserraient sa tête avec assurance. Je faisais aller et venir sa bouche autour de ma queue. D’elle-même, elle jouait avec sa langue. Je l’embrassais sur les cheveux, les oreilles, les tempes, les joues alors qu’elle s’activait. Je le sentais s’abandonner un peu plus à chaque geste que je faisais

« Une stagiaire qui suce à merveille dans une baignade magique. C’est un rêve que je vis, mademoiselle. Cela va être un vrai plaisir que de vous enfiler sur cette petite serviette de bain. »

Je la fis sortir de l’eau en lui prenant les mains et en la soulevant. Quand elle fut debout devant moi, après un long baiser, je vins mordiller le lobe de son oreille avant de lui dire à voix basse :

« L’idée est de ne pas se gêner, hein, mademoiselle? L’idée est de montrer à cette belle petite stagiaire qui vient de me sucer à quel point les clients peuvent avoir les idées larges, non ? »

Elle approuva dans un souffle avant de pousser un soupir en sentant un doigt s’aventurer dans sa chatte humide et moite. Poursuivant le jeu, je me mis à marcher à ses côtés, avec deux doigts dans sa fente. C’était bon et cru de sentir le frottement de son sexe sur mes doigts alors que nous avancions de concert. J’embrassais son cou, ses lobes d’oreilles, ses lèvres, son épaule gauche.

Je la conduisis jusqu’à sa serviette où je sortis les doigts de son sexe pour les lui faire lécher, ce qu’elle fit avec application et envie. Alors qu’elle s’occupait ainsi, j’en mis deux autres, de la main gauche, dans sa fente.

« Deux doigts dans la chatte, deux autres dans la bouche. Une belle petite salope, hein, la stagiaire ? »

Un oui fut murmuré dans un frisson de plaisir puis je pris sa queue de cheval dans une main pour basculer sa tête en arrière.

« On passe à la suite, mademoiselle ?

- Votre stagiaire attend avec impatience la suite de son stage.

- Alors à genoux et les épaules au sol, s’il vous plaît. »

Elle s’exécuta en silence pour m’offrir une pleine vue sur son cul, sur son entrejambe, sur sa croupe. J’étais fou. Son sexe était superbe. Des lèvres fines, un clitoris luisant et rose. Un régal du début à la fin.

Cette stagiaire était à la croisée de tant de fantasmes que je voulais en profiter le plus possible. Elle était la jeune femme en tailleur, elle était la future cadre sup à lunettes, elle était la nana qui bronze seule sur un petit coin de paradis désert. Et elle avait réclamé du bon sexe avant même d’avoir commencé.

« Soupons de cette délicieuse jeunesse ! me dis-je.»

Puis je me mis à laper ses deux orifices, à titiller son clitoris et sa petite rondelle, à la lécher, à l’explorer de ma langue tendue. Ma stagiaire ne disait plus rien, toute entière à son plaisir alors que mes doigts rejoignaient ma langue en elle.

« Une bonne chatte bien trempée et un petit trou excitant. C’est bon de savourer le cul d’une stagiaire comme vous, mademoiselle.

- Surtout ne vous arrêtez pas.

- Aucune envie de m’arrêter, n’ayez crainte. Un si joli petit lot à quatre pattes devant moi, ce serait bête de s’en priver.

- Le beau petit lot attend votre queue avec impatience, monsieur. »

Mon geste suivant fut donc de la prendre.

Ma queue était raide et tendue de désir pour ce beau petit lot offert devant moi. Je la pris doucement mais en profondeur, glissant ma queue bien au fond de sa chatte avec de commencer un lent et puissant va et vient.

Mes mains sur ses hanches serrant bien cette taille de guêpe, je passai à la cadence supérieure pour, en fin de compte, baiser cette jeune femme bien comme il faut. Son intimité était douce et serrée et ma queue bien dure et plantée dans sa moiteur. Je me mis sur le dos et elle me chevaucha, ouvrant ses yeux pour les plonger dans les miens alors que ses petits seins tressaillaient au rythme du mouvement de mon bassin.

« Baisez-moi bien, monsieur, lacha-t-elle, les yeux intensément dans le vague. Ne vous gênez pas pour votre stagiaire, elle aime tout ce que vous faites et vous dites. Elle a très envie d’apprendre. »

- Ah oui ? Mademoiselle aime se faire tringler à la pause de midi ? Elle aime remuer son petit cul pour exciter les clients ?

- Elle adore.

- Tant mieux car enfiler une petite salope de stagiaire de temps à autre est un de mes péchés mignon.

- Alors enfilez-moi à votre guise. Ma chatte vous dit merci. »

Une pulsation de plaisir m’avertit que l’orgasme montait en moi. Ne voulant pas encore jouir, trop heureux d’honorer cette belle brune, je cessai net tout mouvement pour attirer son oreille à sa bouche.

« Parfumée avec votre chatte, cette queue doit avoir un goût délicieux. Je vous recommande fortement de venir me sucer. »

Souriante, elle se dégagea pour me prendre en bouche. Elle fut quelques secondes à me sucer avant de relever la tête.

« Un goût délicieux. Je pourrais vous sucer des heures. »

Ceci dit avec un regard des plus excitants, des plus directs. En un rien de temps, mes mains furent sur ses tempes. Je me mis à faire aller et venir sa tête autour de ma queue mais plus vivement que tout à l’heure.

« Ah la belle petite salope de stagiaire, elle l’aime cette queue, fis-je au comble de l’excitation, retenant tant bien que mal une première éjaculation. Moi, j’aime cette bouche fine et délicate, j’aime ces lèvres, j’aime ce visage d’ange planté autour de ma queue. »

Puis je la repris en levrette. En agrippant ses cheveux, en redressant son buste pour la plaquer contre mon ventre, en glissant mes bras sur son ventre, mes doigts dans sa bouche. Je voulais la posséder, jouer avec elle, la rendre ardente, joueuse et offerte. Je pris son petit slip blanc pour lui passer en travers de la bouche et la retenir contre moi par l’étoffe de son bikini. Ainsi bâillonnée par son maillot imprégné de cyprine, elle était proche de l’orgasme. Ses yeux clos, son cœur battant la chamade, sa peau chaude, ses gémissements étouffés par l’étoffe de son bikini… Elle perdait pied.. Chaque coup de queue que je lui donnais nous rapprochait de l’explosion. Son sexe était un puits de plaisir, un volcan en éruption.

Je revins en elle pour la conduire à l’orgasme. Mes mains enserraient ses hanches, mes coups de queue étaient profonds et vigoureux. Alors qu’elle allait exploser, ma main descendit entre ses jambes pour aller caresser son clitoris. Sentir une queue en elle et une main sur son petit bouton la fit décoller pour de bon. Elle se cabra, frissonna et soupira plusieurs mots que je n’entendis pas car j’étais trop proche de l’extase, moi aussi.

« À toi de jouir, me dit-elle après avoir repris ses esprits, alors que j’allais encore en elle, doucement, au bord de l’explosion. »

Elle se mit a genoux et ouvrit la bouche.

« Ma bouche est toute à toi. »

Elle se prit les seins pour se les caresser alors que je me masturbais à quelques centimètres de son visage.

« Une bonne giclée pour ma stagiaire, hein ? Une bonne giclée de foutre après la… »

Le dernier mot se perdit dans un râle de plaisir. Mon éjaculation fut puissante et généreuse, visant sa bouche, son cou, ses seins. Ma semence blanche et fluide macula avec délice sa belle peau bronzée puis elle recracha mon foutre sur ses seins avant de prendre ma queue en bouche, pour en savourer jusqu’à la dernière goutte. Elle lécha mon gland, elle m’aspira. Je chancelais sur place.

Je dus m’asseoir mais elle ne quitta pas ma verge. Elle me gardait au chaud dans sa bouche. Une de mes mains étala le foutre sur ses seins, sur son ventre avant de descendre entre ses jambes. Son sexe était encore moite. Elle prit ma queue entre ses doigts pour me masturber doucement et me regarder.

« En tout cas, les clients ont beaucoup d’idées intéressantes. Merci beaucoup pour cette leçon. J’ai beaucoup appris.

- Je peux encore vous apprendre des choses, mademoiselle. Du moins si vous n’avez pas peur de découvrir des choses encore plus crues.

- Je n’ai pas peur. Bien au contraire. Je me réjouis déjà à l’idée de nos cours du soir, monsieur mais là, je dois filer. Je reprends le service dans très peu de temps mais je connais votre chambre. Je vous ferai signe. By the way, my name is Anaïs, conclut-elle dans un anglais parfait.

Et elle fila, me laissant rêveur au milieu de ce coin de paradis.

Ainsi, ma belle naïade s’appelait Anaïs. Joli prénom qui allait bien à une jeune femme qui me plaisait non pas car elle était belle et élégante mais surtout car de cette beauté et de cette élégance se dégageait un je-ne-sais-quoi extrêmement sexuel. Comme si tout son corps réclamait les ébats les plus sulfureux, comme si sa discrétion bourgeoise, sa précieuse féminité n’aspiraient qu’à une chose : se faire malmener, soumettre, dépraver. Elle appartenait à ce genre de femmes qui, élevées comme des princesses dans les bonnes manières, dans une vision propre, angélique et innocente de la féminité, n’aimaient rien tant que salir cette image par les gestes et les mots les plus crus, les plus osés.

Elle vint me voir les trois soirs. Nous baisâmes des heures chaque fois. En quittant l’hôtel, j’étais séduit. Fière amante, belle femme et nana intéressante : que demander de plus ? Elle refusa poliment mais fermement quand je lui proposais d’échanger nos coordonnées pour rester en contact. J’étais disposé à aller plus loin avec elle mais elle ne demandait rien d’autre que du sexe. Je l’avais senti mais j’avais déjà envie de la revoir.

J’avais un pincement au coeur en montant dans l’avion. Le vieil adage une de perdue, dix de retrouvées ne me fut pas d’un grand secours. J’étais triste. La grisaille qui m’attendait à Paris ne fit rien pour améliorer les choses. Je suis retourné dans cet hôtel trois ans plus tard. Elle ne travaillait plus là. Personne ne put me dire où elle se trouvait. Aujourd’hui encore, quand je repense à elle, je pousse un soupir et mon cœur vibre doucement, agréablement. Je suis marié et j’aime ma femme mais cette stagiaire, cette Anaïs, un des plus beaux instants de ma vie.

1 commentaire:

  1. Bonjour,

    Cette histoire est délicieuse, toute en délicatesse et sensualité.
    Merci pour ce doux moment.
    Pour cette première lecture de vos récits, j'ai suivit votre "Guide de lecture", mon choix s'est porté sur votre texte préféré, je ne regrette pas.

    Jolie découverte que votre site. Je vais également aller découvrir votre FB.
    J'apprécie votre plume, félicitations, je reviendrai vous lire :o)

    Julie...

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