jeudi 24 juin 2010

La soubrette

Ce qui suit est une tranche de vie que je vous livre brute, sans détour, âprement. Certains mots choqueront les plus prudes d’entre vous. Cette situation fera même frémir les féministes ou les gens trop épris de justice, de droit, de morale et tout cela mais… Voilà… Les choses se sont passées ainsi. Je suis historien de formation et je me dois de reformuler le passé au plus près de la vérité. Ensuite, à vous de dire si cela vous plait ou pas. Moi, personnellement, j’ai pris un pied fou. Allez, place aux faits, à la réalité à travers mes mots.

Donc je suis historien. Chercheur universitaire pour tout dire, avec un certain succès qui me vaut, plusieurs fois l’an, de visiter des villes en France et en Europe pour des congrès, des séminaires ou des cours magistraux. De toute les villes européennes que j’ai visité, j’ai un faible pour Paris, où je n’exerce pas, venant du sud de la France. Paris… Je ne suis pas là pour disserter sur sa beauté, ses édifices, son romantisme. C’est la ville où ma femme, après Berlin car elle est allemande, aime le plus à me suivre. A vrai dire, je crois qu’elle a un faible pour les beaux hôtels où je suis invité chaque fois.

Mais cessons là de parler d’Europe et de ma femme car la suite ne concerne ni l’une, ni l’autre. A vrai dire, elle concerne une femme très différente de la mienne. Une soubrette du bel hôtel où je descendis lors de mon dernier séjour.

Je ne l’aurais jamais croisée – et la suite n’aurait jamais eu lieu – si je n’avais oublié des documents pour ma conférence qui avait lieu le second après-midi du colloque. En catimini, je dus quitter la salle pour regagner mon hôtel.

Ma surprise et ma colère furent grande quand, en ouvrant la porte de ma chambre, je vis une des femmes de ménage en train de fouiller dans mes affaires, manifestement à la recherche de quelque bien de valeur.

En entendant la porte s’ouvrir, elle se redressa pour se retourner et me faire face, rouge de honte. Elle était jeune, jolie et pourvu d’une paire de seins atomiques. Ma réaction fut autant commandée par ma colère que par mon envie immédiate de baiser cette jeune soubrette parfaitement excitante dans sa tenue noir rehaussée d’un tablier bordée de dentelle blanche.

« Que signifie cela mademoiselle ? On fouille les affaires des clients ? Je suis curieux de savoir ce que va en penser le directeur de l’hôtel.

- Non, monsieur, ne faites pas cela. Je vous en prie. Il va me renvoyer et j’ai eu tant de mal pour avoir cette place. J’ai un emprunt et…

- Et vous croyez vraiment que je suis du genre à rester les bras ballants alors que l’on vient de tenter de me voler des affaires ? D’ailleurs, montrez-moi vos mains, mademoiselle. »

Ella baissa la tête et rougit de plus belle. Mon excitation montait tant je pressentais la conclusion de cette affaire.

« Vos mains mademoiselle. »

Elle les fit timidement passer devant elle, serrées devant son petit tablier blanc.

« Allez, ouvrez-les. »

Ce qu’elle fit, pour révéler deux billets de cinquante euros.

« Une petite voleuse alors. Le cas est grave.

- Il va me renvoyer monsieur.

- Et alors ? Une voleuse dans un établissement de ce standing, est-ce bien sérieux ?

- Non, fit elle, piteusement.

- Alors quoi ? Que me proposes-tu ?

- ce que vous voulez, monsieur.

- As-tu idée de ce que peut vouloir un monsieur comme moi devant une soubrette fautive ?

- Oui monsieur. Je me laisserais faire.

- Bien. La chose est entendue. Une punition pour la soubrette du troisième étage. Retire ton chemisier. »

Elle fit cela avec application, révélant peu à peu deux seins énormes et un soutien gorge en dentelle.

« Excite-toi en les caressant. »

Pendant qu’elle les pétrissait, je fis tomber mon pantalon et sortis ma queue. La rougeur de la jeune femme était d’une toute autre nature à présent.

« C’est avec elle que je vais te corriger, petite salope.

- Oui monsieur.

- Sors tes tétons et joue avec tes pointes. »

En silence, elle s’exécuta alors que je me masturbais devant elle. Quand le plaisir eut définitivement envahi son joli visage, je passai à autre chose.

« Va t’accouder contre le bureau et soulève ta jupe. »

Sans un mot, elle s’exécuta. Je bandais comme rarement dans ma vie. Sous sa jupe, elle portait une paire de bas noir et un joli petit shorty en dentelle.

« Baisse-le sur tes cuisses. »

Une fois que cela fut fait, je lui mis deux bonnes claques sur chaque fesse.

« Un bon petit cul de soubrette, bon à fesser et à rougir. Je ne vais pas la rater cette voleuse. Elle mérite sa punition.

- Oui monsieur. Faites ce que vous voulez. »

Une main glissée entre ses cuisses me révéla une moiteur intéressante.

« Mais c’est qu’elle aime se faire corriger, cette petite salope. »

Nouvelles claques qui lui arrachèrent des gémissements excitants.

Je pris ensuite son shorty pour le mettre en boule et la bâillonner avec puis je pris ses mains pour lui ordonner d’écarter ses fesses afin de me dévoiler son intimité, que j’explorais de ma langue.

« Une bonne chatte bien humide, n’est-ce pas ? Elle sent bon et va recevoir des bons coups de queue pour se faire pardonner. C’est un régal de punir une petite traînée comme toi, une petite chienne.

Mes mains sur ses hanches, la soubrette contre la table, les seins sur le sous main en cuir et les bras le long du corps.

« Allez mademoiselle. »

Et je la pris, lentement pour commencer.

« C’est surtout pour donner bon goût à ma queue quand tu me suceras. »

Accélération, plaisir de cette fente moite et fraîche.

« Je vais bien la corriger, cette petite voleuse, cette vilaine soubrette. »

Elle gémissait de plus en plus avec son shorty en bouche.

« Je suis sûr que tu fais exprès de voler dans les chambres des messieurs pour te faire baiser ensuite. Exactement le genre de petite salope qui aime se faire punir et corriger à coups de queue. »

Je fis une pause pour ne pas jouir trop vite et lui dit de se mettre à genoux.

« Allez, maintenant, on suce le monsieur que l’on a essayé de voler. Sans les mains. Voilà. Tu les laisses le long de ton corps. »

Sans la moindre hésitation, elle obtempéra.

« Descend bien. Voilà. Met tes lèvres jusqu’au bout, bien à fond. »

Elle jouait à merveille avec ma queue. Une belle petite suceuse. J’étais de plus en plus excité, de plus en plus dur.

« On va faire les choses autrement. »

Je mis mes mains sur son visage pour faire aller et venir sa bouche autour de mon sexe. Elle se laissa faire, jouant même avec sa langue d’une façon qui me rendit encore un peu plus fou.

« Oh mais quelle belle petite chienne nous avons-là. Elle aime se faire punir, hein ? »

Puis nous retournâmes sur le bureau où je me remis à la prendre, à la sauter, à la baiser, faisant des pauses pour me retenir et profitant de celles-ci pour faire le tour de la table et présenter ma queue à la bouche de ma soubrette.

Elle se jetait dessus, elle tendait la langue à son approche, m’offrant ainsi sa bouche au rebord de la table.

« Je pensais que ce n’était que dans les films de cul que les soubrettes étaient des salopes. Je me trompais. Dans cet hôtel, il y a de la bonne petite soubrette aussi. »

Nous passâmes sur le lit où elle se mit en levrette les épaules et le visage enfouis dans les draps défaits. Une main sur son clitoris, allant à bonne cadence en elle, profondément, je la fis jouir.

« Voulez-vous que je me mette à genoux maintenant, monsieur, me demanda-t-elle quand son orgasme fut passé.

- Je t’en prie. »

Et là, en quelque mouvement de mon poignet, je me fis jouir à mon tour. Elle ne perdit pas une goutte de foutre. Trois longs jets qui terminèrent au fond de sa bouche alors que je lâchai un long tieeeeeeeeens.

Elle recracha ensuite le foutre sur ses seins et l’étala en souriant.

« Si monsieur estime ne pas m’avoir corriger assez, qu’il n’hésite pas à me le faire savoir. Je reste à sa disposition. »

J’envoyai un texto à un ami du colloque pour le prévenir de mon retard puis… je dois vous dire la vérité. Elle diffère quelque peu de ce que vous venez de lire.

Il y a bien eu une soubrette et un monsieur en colère mais cette rencontre résultait d’un jeu entre une jeune femme et moi, un jeu basé sur l’exécution méticuleuse d’un scénario coquin, celui du fantasme classique de la soubrette. Elle devait voler, je devais la corriger. La scène se passa un samedi soir. Un décor, une mise en scène dans le seul but de jouer, de se lâcher. Nous avions d’autres idées : la lycéenne qui se rend à son cours particulier sans avoir fait son travail, la locataire qui ne peut payer son loyer autrement qu’en nature, la secrétaire très convaincante afin de ne pas se faire virer…

Mais bon, pour dire encore une fois de plus toute la vérité, rien de tout cela ne s’est encore passé. Disons que je suis maladroit des fois, à mon grand regret.

Jeanne, chapitre 3

Jeanne

Le rapport nouveau qu’avait Jeanne avec son corps et son plaisir entraîna un renouvellement de ses pensées. Elle qui vivait jusqu’à présent dans la douce langueur de son premier amour, dans l’insouciance d’une adolescence heureuse, sentait qu’elle abordait un nouveau temps de sa vie. Notre belle amie venait de perdre définitivement son innocence.

En se mettant à jouir sans entrave, même si ses aventures n’en étaient qu’à leurs débuts, Jeanne avait l’impression d’avoir fait exploser son cocon comme le papillon le fait avec le sien.

Auparavant, amoureuse, aimée, quittant à peine le nid familial, tout était au mieux dans le meilleur des mondes pour Jeanne. Elle évoluait dans une sphère de tendresse, de bonheur, de nonchalance et d’innocence, sphère qui venait de se briser en mille morceaux pour lui laisser voir la vie comme elle était, le monde tel qu’il tournait vraiment.

Il va sans dire que, dans ce cadre renouvelé, les premières pensées qui la traversèrent concernaient les hommes, la sexualité, le désir, le plaisir. Rien de concret ou de précis dans les idées qui traversaient son esprit, rien de théorisable mais plutôt des questions à explorer, des amorces de réflexions qu’elle aurait le temps de nourrir, de développer dans les jours, les mois à venir.

Par exemple, Jeanne avait envie de comprendre pourquoi il existait un tel différentiel entre la perception du plaisir masculin et du plaisir féminin. Elle ne comprenait pas pourquoi un homme qui enchaînait les conquêtes avait une image sociale plus valorisante qu’une femme faisant de même ? Un tombeur, un Casanova et une femme facile, une nymphomane. Elle ne comprenait pas pourquoi le désir des femmes n’avait pas le droit de s’exprimer de la même façon que celui des hommes. On ne voyait pour ainsi dire jamais de femmes marcher vers un homme pour lui dire est-ce que tu veux tirer un coup ?. C’était tout le positionnement des hommes et des femmes qu’elle questionnait. Jeanne n’avait pas de certitude en ce domaine. Maintenant, n’allez pas croire que ces pensées la rendaient soucieuse. Bien au contraire. Jeanne, en pensant à tout cela, en commençant à butiner les hommes, éprouvait comme jamais la joie d’être vivante. C’était la première fois qu’elle se sentait être elle-même et non plus simplement image propre et lisse.

Ses deux premières aventures s’étaient présentées à elle comme des pommes à cueillir le long d’un sentier. Jeanne n’avait rien fait de plus que prendre et croquer ces fruits de la vie. C’était exactement l’attitude qu’elle comptait adopter pour les rencontres à venir. Cueillir et savourer. Elle ne tendrait pas le bras, elle ne franchirait pas de muret ni ne poserait d’échelle pour grimper à un arbre. Elle prendrait ce que la vie lui donnerait, ce qui nécessitait tout de même un minimum d’ouverture sur l’extérieur.

Celle-ci passait par son sourire, son corps et sa tenue. Jeanne prit donc le temps, avant de rejoindre une amie en centre ville, de se composer la tenue idéale pour cueillir les fruits. Elle se maquilla très peu, voulant faire ressortir un côté simple, naturel, sans artifices. Elle enfila un haut couvrant les épaules et dévoilant peu sa poitrine mais assez près du corps pour que son soutien gorge s’imprime légèrement sur l’étoffe. Un fin gilet blanc couvrit le tout.

Le bas lui demanda plus d’attention. Elle se voulait un postérieur magnétique alors elle essaya plusieurs jupes et plusieurs dessous différents afin de calibrer au plus juste l’impact de ses fesses, partie du corps d’une femme qu’elle savait être la plus regardée/dévorée/analysée par les mecs. Après avoir fait glisser sur sa peau cinq jupes et sept petits slips, tous et toutes la faisant frissonner au passage, Jeanne opta finalement pour une jupe droite jusqu’à mi cuisse puis s’évasant et un tanga de la même couleur que son soutien gorge. Lui aussi s’imprimait discrètement sur sa jupe, ses motifs en dentelle filaient sous le coton pour souligner le galbe de ses fesses avant de disparaître entre elles. Elle compléta le tout par des petits talons et un collier métallique puis fila en ville.

« Et bien me voilà prête à baiser, se dit-elle devant la glace, déjà ouverte et sensible au plaisir. »

Comme elle l’avait prévu, Jeanne fit des ravages en ville, captant dans son sillage des dizaines de regards de tous les âges et des deux sexes. Contrairement à certaines femmes qui aimaient fendre la foule avec hauteur, jetant leurs charmes alentour comme des éclairs de glace, Jeanne y mettait une candeur, une simplicité qui la rendaient beaucoup plus accessible et excitante.

Elle récolta rapidement les graines semées par sa beauté. Quelques sifflements à l’italienne, un hey mam’zelle, c’est quoi ton 06 ? lancé sans conviction, plus par défi que pour aboutir et un homme qui l’accosta avec un peu plus d’élégance. Malheureusement, il semblait si vide derrière sa beauté de magazine qu’elle déclina poliment mais fermement. Ce n’était pas ainsi que Jeanne voulait cueillir les fruits de la vie. Pas de façon aussi évidente, aussi peu excitante. Un garçon l’abordant dans la rue en étant si classique, si peu original : très peu pour elle. Notre amie voulait de belles aventures et non pas une basique séduction.

Elle obtint satisfaction quelques minutes avant de rejoindre son amie, alors qu’elle cherchait dans les allées d’un grand magasin un haut à marier avec plusieurs de ses jupes. Quelques bacs plus loin, Jeanne vit une femme d’une quarantaine d’années, grande, belle et élégante, avec une longue queue de cheval brune. L’archétype de la bourgeoise active, raffinée et bien conservée. Sentant que Jeanne la dévisageait, la femme releva la tête et lui envoya un sourire qui avait les mêmes accents que ceux de l’électricien, du gendarme et de beaucoup d’autres hommes. Les accents du désir. Deux minutes plus tard, l’inconnue s’était rapprochée du bac que Jeanne explorait. Elle saisi un haut et le lui tendit.

« Celui-ci vous irait très bien, mademoiselle. Parfaitement assorti à votre peau et à votre joli sourire.

- Ah oui, vous pensez ? répondit Jeanne d’une voix laconique, déjà séduite par l’assurance de cette femme.

- Je le pense tellement que je serais ravie de vous voir avec pour vous prouver que j’ai raison. Il y a une cabine de libre derrière vous.

- Oui. »

Voilà une accroche qui lui plaisait. Rien à voir avec les siffleurs dans la rue et les Casanova de pacotille. Une femme élégante et sûre d’elle qui lui faisait du rentre dedans sans se gêner. Une vague de chaleur s’empara de son entrejambe et lui donna envie de faire glisser ses mains le long de son corps. Ses envies de chair n’excluaient pas les femmes, bien au contraire.

« Ne bougez pas, je reviens, fit Jeanne, faussement innocente.

- Oh je peux vous suivre, vous savez, mademoiselle. À moins que vous ne soyez pudique au point de ne pas vouloir vous montrer en soutien gorge devant une inconnue…

- Non, pas du tout, conclut Jeanne qui aurait aimé rougir comme une pivoine pour parfaire le rôle de la jeune innocente. »

Elle se contenta de marcher en silence vers la cabine qu’elle ouvrit avant de se retourner pour faire face à la femme qui la dévisageait sans rien dire, sans rien perdre du spectacle.

Notre amie fit glisser son gilet, l’accrocha puis jeta un coup d’œil au rideau. Comprenant le message, la femme avança d’un pas pour tirer le rideau derrière elle.

« Nous voilà à l’abri des regards indiscrets, mademoiselle. Vous pouvez vous déshabiller sans crainte. »

Ce que fit Jeanne, pour se retrouver en soutien gorge face à cette belle et grande inconnue. Devant n’importe laquelle de ses copines, devant ses cousins même, elle n’aurait jamais ressenti le moindre trouble à se montrer ainsi. Là, elle sentait les vagues de plaisir déferler dans tout son corps. D’autant plus que son soutien gorge était un de ceux qu’elle préférait.

« Jolie poitrine mademoiselle. Le genre qu’on aimerait voir sans soutien gorge sous ce petit haut, non ? »

Pour toute réponse, Jeanne lui offrit son dos. La belle inconnue dégrafa le soutien gorge d’un geste sobre et sans ambiguïté pour, ensuite, faire glisser ses mains le long des bretelles et les poser délicatement sur ses épaules.

« Mademoiselle, c’est le moment ou jamais d’émettre une quelconque protestation concernant mes mains et vos épaules. »

Pour toute réponse, Jeanne bascula la tête en arrière pour la lover entre le cou et l’épaule droite de cette femme si sûre d’elle qui en profita pour déposer un langoureux baiser sur la joue gauche de Jeanne.

Quand le soutien gorge tomba au sol, aucune des deux n’y prêta attention car déjà, les mains de l’inconnue s’emparaient des seins de Jeanne pour jouer avec de façon experte, aussi sensuelle que sexuelle. Ses paumes, au contact de ses seins, faisaient des merveilles. Elles faisaient rouler les pointes, exerçant de douces pressions qui envoyaient des décharges de plaisir à travers tout son corps. Ensuite, la femme prit délicatement ses pointes entre deux doigts pour jouer avec, pour les pincer et les caresser, pour attiser le feu qui rayonnait déjà sous le tanga en dentelle de Jeanne.

« Je serai ravie de continuer ici, mademoiselle, mais mon mari m’attend à la maison et il adore les jolies jeunes femmes comme vous. Avez-vous envie de poursuivre chez nous, avec un homme pour nous accompagner ?

- Très envie. »

Deux mots prononcés à voix basse mais avec conviction. Un couple, cette femme aguerrie, cette rencontre : tout cadrait à merveille avec ses envies.

Dans la voiture de celle qui se présenta comme étant Mathilde, Jeanne décommanda son amie et écouta la femme se présenter, elle et son mari.

« Je suis complètement bisexuelle et grande consommatrice de jeunes demoiselles de ton âge. J’adore cela. En fait, j’ai couché avec des nanas avant de coucher avec des mecs. Mon mari est un ancien acteur porno américain. Je l’ai rencontré dans une soirée échangiste. Il me fait la bouffe, le ménage, les travaux et il a une bite incroyable. Je ne lui demande rien d’autre et comme je gagne suffisamment de pognon pour lui et moi, le deal est parfait… Tu verras, il parle pas très bien français. Nous ne sommes ensemble que depuis deux ans donc ne t’étonnes pas s’il parle anglais en nous baisant. Et toi, les plans à trois ? »

Jeanne lui expliqua alors sa vie et ses envies qui plurent beaucoup à Mathilde.

« Alors on va faire cela comme il faut ma chérie, tu verras. Et si tu aimes, j’aurai d’autres choses à te montrer. Plein de choses. Le sexe, c’est ma vie, depuis toujours. »

En effet, ils firent cela très bien. Dans une maison luxueuse en bordure de ville, Mathilde prit le temps de faire monter l’excitation de sa jeune amie. Son mari, Terry, avait une beauté brute, directe, intensément sexuelle. Un bûcheron avec l’élégance d’un cadre et la nonchalance d’un punk.

Il ne fallut pas longtemps à Jeanne pour comprendre que Mathilde menait Terry à la baguette et que celui-ci s’en accommodait parfaitement. Leur couple faisait penser à une aristocrate qui aurait épousé, dans le même homme, un palefrenier, un bûcheron, un majordome, un cuisinier et un baiseur olympique.

Mathilde embrassa Jeanne en relevant sa jupe pour plaquer ses mains sur ses fesses et poursuivre l’exploration entreprise dans la cabine d’essayage. Alors que leurs bouches se mêlaient, alors que leurs langues se découvraient, les doigts de Mathilde firent des merveilles à travers l’étoffe de la lingerie de notre amie qui n’en pouvait plus. Le délicieux goût d’interdit contenu dans ce baiser entre deux femmes, la suavité de la bouche de Mathilde, sa langue dardée qui jouait avec celle de Jeanne, tout concourait à étourdir notre amie, à lui faire lâcher prise.

Peu après, les deux femmes se retrouvèrent quasiment nues face à Terry qui contemplait la scène d’un œil aussi expert que séduit. Jeanne fut émerveillée par la fermeté des fesses de Mathilde et tout à plein séduite par le chic consommé de ses dessous, d’une marque qu’elle ne pouvait que rêver de porter et non s’offrir.

« Terry, would you mind coming here to show us your perfect cock ? »

Par cette simple phrase qui, bien que de tournure interrogative, était en fait un ordre, Mathilde fit basculer l’après-midi dans sa partie plus directement sexuelle.

Prenant Jeanne par la main, elle la fit s’asseoir à ses côtés sur le canapé, face à Terry qui non seulement sortit son bel engin mais, aussi, ôta sa chemise. Un torse puissant, musclé mais non bodybuildé, encore naturel. Jeanne fondit encore un peu plus en voyant ce beau roc masculin et cette virilité déjà tendue.

« Il a une belle queue mon mari hein ? Elle sent bon et elle a bon goût. C’est pour elle que je me suis mariée. Jamais rien ne remplacera cet engin là, dit-elle en branlant doucement ce membre devant la bouche de Jeanne. Aucun jouet, aucun doigt, aucun subterfuge. Je ne pourrais plus jamais être exclusivement lesbienne. Ca me manquerait trop. Allez Jeanne, vas-y, fais-toi plaisir, goûte cette belle bite. »

Invitation qu’elle accompagna d’une douce pression de la main sur sa tête, plus un encouragement qu’un ordre. Jeanne ne se fit pas prier et, levant les yeux vers le premier acteur de films X qu’elle approchait, elle le prit en bouche et s’en donna ensuite à cœur joie tandis que Mathilde parcourait son corps de ses doigts et de sa bouche.

Jeanne oublia la course du temps quand son hôtesse s'agenouilla entre ses jambes, la bascula dans le canapé pour faire glisser son petit slip détrempé et s’avancer avec sa langue. Elle fit des merveilles sur son clitoris, ses lèvres, sa peau. Au point de troubler l’exécution de la fellation.

« Maybe I can help you, baby ? fit l’intéressé en voyant l’émoi de la jeune demoiselle censée s’occuper de lui.

« Please, do, articula-t-elle en sortant la queue de sa bouche. »

Terry posa alors ses mains sur la tête de Jeanne pour la faire aller et venir le long de sa verge dans un geste aussi délicat qu’autoritaire. Cette façon nouvelle de diriger la fellation la surprit et la séduisit instantanément. Jeanne savourait tout : le goût de ce membre, sa taille, la langue de Mathilde, les frissons qui lui fermait les yeux…

« Her mouth is so sweet, Mathilde, dit alors Terry. Exactly the kind of little babe we used to fuck in our movies.

- We gonna fuck her this afternoon, my dear. Deep and hard.

- Good. I feel horny. I have a lot of cum for both of you. »

La suite, Jeanne n’en a gardé aucun souvenir précis. Juste des flashs, des images, des éclairs de souvenirs. Elle fut baisée en beauté, sautée avec application et science, prise, investie, honorée à merveille par ce couple maître es arts érotiques. Elle leur offrit sa chatte et ils en firent des merveilles.

À un moment, les deux femmes se retrouvèrent à genoux, joue contre joue, avec les mains de Terry dans les cheveux et sa queue qui allait d’une bouche à l’autre.

« Two mouth for my dick. So good. Two babies to fuck… Allez les filles ! »

Quelques minutes plus tard, Jeanne était en levrette, prise en profondeur alors que sa langue tentait de jouer avec la chatte de Mathilde, allongée devant elle mais son plaisir était tel qu’elle n’était plus maîtresse de ses gestes.

Il y eut son premier orgasme. Ses hôtes en prirent grand soin, comme s’ils tenaient à lui offrir le plus de plaisir possible. Jeanne était sur le dos, sur un canapé, ses jambes relevées et fermement maintenues par Terry qui, à genoux devant elle, l’honorait avec force et vigueur tandis que Mathilde jouait de sa langue sur son clitoris, ses seins chauds se promenant sur son ventre.

Jeanne avait les yeux fermés et remuait la tête. Elle perdait pied devant cette vague orgasmique qui montait lentement. Terry jouait à merveille avec sa queue, alternant les rythmes, la profondeur, l’intensité de ses coups de reins. Il sortait sa queue que Mathilde s’empressait de prendre en bouche avant de retourner s’occuper du clitoris de leur invitée.

« Good little babe your friend, Mathilde. Very sweet pussy, very nice face.

- Yes darling. Her pussy is delicious. We’re about to make her come so go on my baby. Fuck this little slut, fuck her deep. »

Jeanne n’était pas sûre de comprendre le mot slut mais peu lui importait car elle comprenait les mots fuck et hard. En effet, Terry réaffirma sa prise et fit son accélération de dernière ligne droite alors que Mathilde avait rejoint le visage de Jeanne pour l’embrasser, la caresser, l’encourager à vivre son orgasme.

« Baise là bien Terry. Fais la jouir avec ta queue de baiseur. Allez, tape ! Ne te retiens pas. Cette petite chatte aime la queue, je l’ai senti. Notre Jeanne aime se faire baiser, hein ? »

Et elle parlait, parlait alors que son mari allait et venait avec puissance et autorité en elle. Des longs coups de boutoir, une queue tendue qui l’investissait profondément.

« Je vais jouir ! commenta simplement notre amie avant de s’abandonner au plus puissant orgasme de son existence. »

Elle cria, griffa Mathilde et le tissus du canapé qu’elle égratigna. Tous ses muscles se contractèrent alors que le plaisir infiltrait tous les pores de sa peau, alors que son sexe se contractait par vagues en jouissant.

Quand elle reprit connaissance, quand elle rouvrit les yeux, Terry était en train de jouir sur les seins et dans la bouche de Mathilde. Cette vue la rendit jalouse. Elle avait elle aussi envie de sentir cet homme, ce bel étalon, cet acteur porno lui jouir sur le corps mais là, elle était incapable du moindre mouvement tant son orgasme l’avait terrassée.

« Don’t mind baby, I have some more loads for you if you want some, lui lança Terry après avoir joui.

- Oh oui ma chérie, compléta Mathilde en venant se coller à elle, du foutre chaud sur ses seins et son ventre. Il est généreux avec les jolies coquines comme toi. Nous sommes généreux, lui et moi, quand nous trouvons une jeune libertine qui veut apprendre à baiser. »

Ils furent généreux, en effet. Jeanne resta jusqu’à minuit chez eux, découvrant les joies du saphisme et des jeux à trois. Terry l’honora deux fois de sa semence. Mathilde la fit jouir avec ses doigts et sa langue.

Quand elle quitta leur belle maison, Jeanne était ravie : elle venait de vivre son expérience sexuelle la plus intense et de découvrir un couple qu’elle allait revoir, cela ne faisait aucun doute.

mercredi 16 juin 2010

le récit de Séverine /3

Séverine

Le week-end qui suivit notre second rendez-vous fut encore plus long à s’écouler que le précédent. Je n’avais qu’une envie, celle de me faire baiser par Stéphane. Cet homme avait pris mon plaisir en main et rien d’autre ne m’intéressait. Aucun envie de savoir quoi que ce soit sur sa vie, ses goûts ou même s’il vivait en couple. Il était l’homme qui me faisait découvrir de nouveaux plaisirs. Non. Soyons honnêtes. Il était l’homme qui me faisait découvrir le Plaisir, la jouissance, l’abandon. Il était celui qui avait touché un point sensible en moi, un point dont j’ignorais l’existence jusqu’à ce qu’il soit actionné, un point qui avait fait de la bourgeoise trop éduquée et guindée que j’étais une femme qui s’épanouissait dans la soumission et la pornographie.

Dans le même mouvement, contrairement à ce que vous pourriez croire, je n’en avais pas moins de considération pour mon mari. Avec lui, c’était la vie à deux, la tendresse, un amour réel basé sur une parfaite connaissance de l’autre, sur une réelle compréhension. Avec Stéphane, c’était le sexe et rien d’autre.

Le plaisir fulgurant qui m’avait ébranlée lors de nos deux séances de jeux avait laissé une empreinte si profonde en moi que je ne pouvais déjà plus m’en passer. Je me rappelle encore que le samedi soir, alors que nous recevions des amis à dîner, je me mis à penser à Stéphane et là, en quelques secondes, je fus trempée. Je fis ensuite ce que jamais je n’aurais imaginé faire avant : je me caressai aux toilettes, assise sur la cuvette, jambes écartées. Cela ne prit que deux minutes. Une jouissance qui me secoua comme si j’avais été électrocutée. Je fus de longues secondes haletantes sur les toilettes, mon string encore passé autour d’une de mes chevilles.

Le lundi, je fus en avance au bureau. Une grosse demi heure, ce qui ne m’arrivait pour ainsi dire jamais. Je n’arrivais ni en retard, ni en avance mais là, je n’en pouvais plus d’attendre. J’avais envie de connaître la suite. J’avais aussi, pour ne rien vous sceller, la peur diffuse de voir ces jeux s’arrêter, de voir Stéphane m’ignorer. Je l’aurai mal vécu. J’étais embarquée dans une passion charnelle aussi puissante, aussi enivrante que les premières amours mais cela, je l’ai déjà dit.

Heureusement, il était là et bien décidé à poursuivre nos jeux. Il m’en donna une preuve éclatante dès qu’il eut refermé la porte de mon bureau après y avoir toqué deux fois discrètement. À la sonorité de ces deux coups, à l’assurance qui s’en dégageait, je savais que c’était lui. Ils m’électrisèrent en un quart de seconde.

« Bonjour Séverine, fit Stéphane dans un hochement de tête et un regard qui me mirent à nue. »

Il ferma la porte puis, sans préambule, attaqua.

« Relève ton tailleur et montre moi ce que tu portes comme lingerie. »

Je me mis debout et fit glisser ma jupe le long de mes bas pour révéler un shorty en dentelle rouge et or.

« Belle lingerie bourgeoise. Baisse ton shorty sous tes fesses. Voilà. Comme cela. Maintenant, remet ta jupe en place et assis-toi. Tu vas commencer ta journée ainsi, avec ta lingerie descendue. »

Il posa un petit papier plié en deux devant moi, sur mon bureau.

« C’est mon numéro de téléphone. Envoie moi un texto dans deux heures pour me dire comment tu te sens. Tu remonteras ensuite ton shorty. »

Puis il partit. Seule, j’ouvris le papier et contemplai le numéro, les yeux dans le vague. J’étais incapable d’avoir d’autres pensées que celles que faisaient naître en moi ma lingerie baissée au contact de ma peau et de mes bas. Je fus dix minutes sans rien faire ni dire, assise à mon bureau, à sentir le plaisir m’envahir. C’était un plaisir piquant, déroutant, nouveau. Un peu comme si, d’un coup, je m’étais mis à aimer tous les aliments dont le goût était auparavant trop fort. Aujourd’hui encore, la rapidité de ce basculement me sidère.

Les deux heures passèrent à toute vitesse. Non pas à cause de mon travail mais car je fus occupée par une chose : trouver le texte du message à envoyer parmi les milles qui défilèrent dans ma tête. Je voulais envoyer un message dont il serait fier, qui lui montrerait mon excitation et mon envie d’être soumise par ses soins, un message court et concis. Ainsi, après une longue réflexion :

« Votre petite chienne est excitée par ce premier jeu et attend avec impatience la suite de vos instructions. »

Sa réponse arriva quinze minutes plus tard.

« Dès que possible, ma soumise va se rendre aux toilettes, relever sa jupe, ouvrir son chemisier et elle m’appellera pour d’autres instructions. »

Un sourire barra mon visage alors que je lisais ce message autour d’un café, à la pause de dix heures. Un sourire qui échappa, je l’espère, à mes subordonnés car il reflétait à merveille la moiteur de mon entrejambe. Après avoir expédié la fin de mon café, je filai droit aux toilettes, aiguillée par le désir intense de savoir la suite, de poursuivre ces jeux qui me rendaient folles.

Une fois le verrou fermé, je m’empressai de dégrafer mon chemisier et de relever ma jupe. Me voir ainsi me fit secouer la tête d’incrédulité.

« Mais que fais-tu, ma petite Séverine, hein ? Te voilà à moitié nue dans l’attente des jeux sauvages d’un homme qui n’est pas ton mari ! C’est le monde à l’envers. »

Mais aucune barrière morale ne pouvait contenir le plaisir qui m’envahissait. Aucun argument ne pouvait résister aux flots de plaisir qui ruisselaient et palpitaient entre mes cuisses. Stéphane décrocha tout de suite.

« Tu es comme je te l’ai demandé ? »

Il parlait si bas que les intonations graves de sa voix ressortaient, la rendant encore plus hypnotique et sensuelle.

« Oui Stéphane. Je suis presque nue.

- Bien. Tu es excitée ?

- Oui. Beaucoup.

- Tu en veux plus ?

- Oui.

- Alors mets-toi à genoux à présent.

- Oui Stéphane, fis-je en obéissant.

- Bien. De ta main libre, sors tes tétons et caresse-les. Prend tes pointes entre tes doigts et fais les rouler une après l’autre. Excite toi. Je veux que Séverine devienne la bonne petite chienne qu’elle a été les autres jours.

- Elle l’est déjà, Monsieur. »

Ce monsieur franchi ma bouche en me surprenant moi-même. Surprise des plus agréables, il va sans dire.

« Superbe Séverine. Alors poussons encore un peu les jeux. Tu vas cracher sur chacun de tes tétons et étaler ta salive. »

Encore un éclair de ce plaisir piquant alors que je m’exécutai. Je crachai presque sur mes seins, visant mes tétons. Le contact de la salive, mes doigts sur mes pointes, tout me rendait folle.

« Comment s’appelle ma petite salope ?

- Séverine, Monsieur.

- Bien. Ma petite salope va maintenant baisser son shorty à ses genoux et se caresser. »

Ce que sa petite salope fit avec délectation, vous pouvez-me croire. Elle se doigta, elle fit fondre son clitoris, elle se fit jouir alors que la voix de son maître déversait dans ses oreilles le langage le plus osé, le plus cru.

« Ma belle petite traînée va retirer son shorty pour le mettre en boule et le mordre afin d’étouffer son cri de jouissance, me dit-il finalement. Elle va mordre sa lingerie de bourgeoise mariée qui se fait dresser aux toilettes. »

Il avait raison. Si je n’avais pas eu ma lingerie entre les dents, je crois bien que j’aurais poussé un cri à faire surgir mes collègues.

En regagnant mon bureau, j’avais l’impression de sentir le sexe, le plaisir, la cyprine. Preuve de mon changement, cette impression me faisait rayonner de bonheur alors qu’auparavant, j’aurai eu honte ne serait-ce qu’à l’évocation de cette possibilité…

Le reste de la semaine fut dans la même veine.

Tous les jours, des jeux, tous les jours des situations excitantes, tous les jours son emprise sur mon plaisir. En un mot, un regard, un geste, il me rendait folle.

Le mardi, il m’envoya un texto pour me demander, à midi, de me retrouver dans notre bureau. Il m’y attendait assis, habillé avec grande élégance. Plus que d’habitude, ce qui m’intrigua mais il ne me laissa pas le temps de creuser plus loin.

Il me demanda de me dévêtir pour me faire enfiler des parures de lingerie de qualité. Des bas, un tanga, des strings, des soutien gorges, une guêpière, tous et toutes parfaitement à ma taille. Je me changeais devant lui alors qu’il sortait sa queue pour se caresser. Il me donnait des ordres secs et directs.

« Tourne toi. Remonte le string entre tes fesses. Baisse le. Change de soutien gorge. Cambre ton petit cul de soumise. »

Et ainsi de suite. Rien de sexuel ou de pornographique, juste m’exhiber en lingerie, juste me regarder. Au moment de jouir, il me demanda de lui donner l’ensemble que je portais en arrivant et se vida dedans, surtout dans le soutien gorge.

« Tu porteras cette lingerie cet après-midi. »

Le contact de son foutre chaud sur mes seins et mes fesses suffit à me maintenir excitée tout le restant de la journée. En rentrant, le soir, quand les enfants furent couchés, je fis une chose que je n’avais jamais faite. Je taillai une pipe à mon mari dans la cuisine, à genoux. Il fut si étonné et si excité qu’il banda en un rien de temps et jouit presque aussi vite. J’étais aux anges et fière.

« J’en avais envie mon chéri. Mes collègues n’ont pas arrêté de parler de ça à midi et j’étais excitée. »

Certes, c’était un mensonge au sein d’un mariage catholique mais il venait de se répandre sur mon corsage et était à deux pas de s’écrouler au sol, bien loin de se douter que sa femme venait de le sucer car un autre homme l’avait excitée et dressée toute la journée.

Le mercredi et le jeudi, je ne vis pas Stéphane car il était en déplacement professionnel. Il m’envoya donc plusieurs textos pour me demander de retirer mon string, pour me demander de le descendre à mes pieds et de travailler ainsi, avec ma lingerie posée sur les talons.

En fin de journée, mercredi, je reçus le texto suivant :

« Demain, ma soumise va venir au travail nue sous son tailleur mais elle aura deux strings dans son sac. »

Le lendemain, il joua encore avec moi en me demandant, plusieurs fois dans la journée, de changer ma lingerie et de prendre des photos avec mon téléphone pour lui envoyer. Je le fis avec application, prenant plusieurs clichés pour lui envoyer celui qui montrait le mieux les détails des strings choisis.

À vrai dire, après avoir reçu son texto le mercredi soir, j’avais fais une incursion dans une boutique de lingerie pour me payer un ensemble à près de cent cinquante euros. J’eus de sa part des compliments pour cet ensemble. Il conclut même la journée par ce texto :

« Demain, ma soumise portera le bel ensemble bleu pâle qu’elle a déjà trempé aujourd’hui. Un texto te donnera le lieu de notre rendez-vous à la pause de midi. »

Inutile de vous dire que le vendredi matin, je fus dépendante de mon téléphone. J’attendais le lieu du rendez-vous. J’attendais notre dernier jeu de la semaine. J’attendais qu’il s’occupe de moi. J’ai dû le consulter cent fois en quatre heures alors même qu’il n’était pas sur silencieux.

Chez moi, j’avais pris le temps de choisir la tenue qui mettait le mieux en valeur mes dessous. Des bas chair, un tailleur gris, un petit haut bleu sombre. Je pense pouvoir dire que j’étais bandante dans cette tenue. Prête pour lui, prête pour Stéphane et sa perversité.

Le texto arriva quelques minutes avant midi, alors que je commençai à me poser mille et une questions. Il contenait une adresse et le code d’un interphone. C’était à quelques rues de là. Je partis à pied.

Dans la rue, ma tenue et la nature de mon rendez-vous me tournèrent la tête. J’avais envie de plaire aux hommes, de remuer mes fesses pour attirer leur attention, de les faire bander, eux, tous, tous les mecs, vieux et jeunes, beaux ou moches, prudes ou obsédés. Je ne voulais qu’une chose, leur inspirer des pensées crues. Qu’ils disent à leurs amis, en me voyant, regarde moi cette salope ou encore elle est bandante cette bourgeoise dans son tailleur strict. J’avais envie de tout ce que je ne m’étais jamais autorisée avant.

Quand je fus devant le digicode de l’adresse, ma parure était déjà imprégnée de mon excitation. Le texto me disait que la porte serait ouverte. Elle l’était. L’appartement était celui d’un homme seul, cela sautait aux yeux. Un homme seul et aisé.

Sur la table devant la porte, une enveloppe à mon nom, posée sur un bandeau noir. Elle contenait un mot me demandant de quitter mon tailleur et d’attendre cambrée, les coudes sur la table, les yeux bandés.

L’attente ne fut pas longue, quoiqu’il ne m’était pas désagréable de patienter dans cette position, mes pensées me travaillant l’entrejambe à petit feu. La porte claqua doucement et la voix de Stéphane se fit entendre.

« Ma soumise est offerte et me montre son cul. Superbe. Elle est vraiment belle avec ces bas et cette lingerie bourgeoise. Cela me donne très envie de la dépraver. »

Je ne voyais rien donc toute mon attention se portait sur sa voix. Il s’approcha sans autre bruit que celui de ses pas feutrés sur la moquette.

« Alors, Séverine, envie de se faire baiser à la pause de midi ? »

Il accompagna sa phrase d’une main sur mes fesses, sur ma lingerie, sur ma chatte. Il se mit à me caresser, à me flatter l’entrejambe tout en me parlant.

« Au premier rendez-vous, je t’ai faite jouir avec mes doigts. Au second, tu m’as sucé. Maintenant, il est grand temps que je te baise. Il est grand temps que je saute ma bonne petite chienne, que je l’enfile. Tu es là pour recevoir des bons coups de queue, pour m’offrir ta chatte, n’est-ce pas ?

- Oui, tout ce que vous voulez. »

Sa main qui fouillait mon intimité ne rencontrait que moiteur, chaleur, envie. Ses mots me tournaient la tête. Sans cesser de me parler, il baissa mon shorty, il écarta mes jambes et me demanda si j’étais prête.

Avant que je puisse articuler un début de réponse, il me pénétra. Sa queue s’insinua lentement en moi, me fermant les yeux et m’arrachant un long soupir. Enfin, je le sentais en moi. Enfin, sa queue me prenait, sa verge m’explorait.

Son mouvement se fit de plus en plus rapide, de plus en plus profond. Il me croisa les mains dans le dos, il m’agrippa les cheveux alors que son pieu chaud et dur creusait en moi.

« Et voilà, j’enfile ma bourgeoise, je baise une femme mariée qui se fait soumettre à midi, je baise une belle et bonne working girl de quarante ans qui porte de la belle dentelle pour faire bander les hommes… »

Il me disait tout cela et plus encore, sans se retenir, des propos vicieux, des mots crus alors que sa queue me pilonnait, me démontait, alors que ses mains agrippaient mes cheveux et flattaient mes fesses de bonnes claques.

« Dis quelque chose à l’homme qui te baise.

- Merci Stéphane de me baiser ainsi. Je ne m’étais jamais sentie aussi salope et aussi soumise qu’avec vous. Faites ce que vous voulez de moi.

- Là est bien mon intention. »

Puis sa main disparut entre mes cuisses pour stimuler mon clitoris. Il me fit jouir et vint peu après, à longs traits sur mon dos. Du foutre chaud qu’il essuya avec mon shorty avant de déposer une bise tendre et affectueuse sur mon front.

« Ces deux premières semaines nous ont servi à faire connaissance, me dit-il alors au creux de l’oreille, mes yeux toujours bandés. Maintenant que je t’ai baisée, nous allons pouvoir passer à la vitesse supérieure. Tu es partante ? »

Oui, mille fois oui. Cette promesse de jeux à venir, de nouvelles étapes à franchir dans notre relation suffit à raviver mon plaisir. À tel point qu’une fois que je fus seule, je me mis sur le dos, jambes ouvertes, pour me faire jouir une seconde fois, les yeux toujours bandés.