Séverine
Le week-end qui suivit notre second rendez-vous fut encore plus long à s’écouler que le précédent. Je n’avais qu’une envie, celle de me faire baiser par Stéphane. Cet homme avait pris mon plaisir en main et rien d’autre ne m’intéressait. Aucun envie de savoir quoi que ce soit sur sa vie, ses goûts ou même s’il vivait en couple. Il était l’homme qui me faisait découvrir de nouveaux plaisirs. Non. Soyons honnêtes. Il était l’homme qui me faisait découvrir le Plaisir, la jouissance, l’abandon. Il était celui qui avait touché un point sensible en moi, un point dont j’ignorais l’existence jusqu’à ce qu’il soit actionné, un point qui avait fait de la bourgeoise trop éduquée et guindée que j’étais une femme qui s’épanouissait dans la soumission et la pornographie.
Dans le même mouvement, contrairement à ce que vous pourriez croire, je n’en avais pas moins de considération pour mon mari. Avec lui, c’était la vie à deux, la tendresse, un amour réel basé sur une parfaite connaissance de l’autre, sur une réelle compréhension. Avec Stéphane, c’était le sexe et rien d’autre.
Le plaisir fulgurant qui m’avait ébranlée lors de nos deux séances de jeux avait laissé une empreinte si profonde en moi que je ne pouvais déjà plus m’en passer. Je me rappelle encore que le samedi soir, alors que nous recevions des amis à dîner, je me mis à penser à Stéphane et là, en quelques secondes, je fus trempée. Je fis ensuite ce que jamais je n’aurais imaginé faire avant : je me caressai aux toilettes, assise sur la cuvette, jambes écartées. Cela ne prit que deux minutes. Une jouissance qui me secoua comme si j’avais été électrocutée. Je fus de longues secondes haletantes sur les toilettes, mon string encore passé autour d’une de mes chevilles.
Le lundi, je fus en avance au bureau. Une grosse demi heure, ce qui ne m’arrivait pour ainsi dire jamais. Je n’arrivais ni en retard, ni en avance mais là, je n’en pouvais plus d’attendre. J’avais envie de connaître la suite. J’avais aussi, pour ne rien vous sceller, la peur diffuse de voir ces jeux s’arrêter, de voir Stéphane m’ignorer. Je l’aurai mal vécu. J’étais embarquée dans une passion charnelle aussi puissante, aussi enivrante que les premières amours mais cela, je l’ai déjà dit.
Heureusement, il était là et bien décidé à poursuivre nos jeux. Il m’en donna une preuve éclatante dès qu’il eut refermé la porte de mon bureau après y avoir toqué deux fois discrètement. À la sonorité de ces deux coups, à l’assurance qui s’en dégageait, je savais que c’était lui. Ils m’électrisèrent en un quart de seconde.
« Bonjour Séverine, fit Stéphane dans un hochement de tête et un regard qui me mirent à nue. »
Il ferma la porte puis, sans préambule, attaqua.
« Relève ton tailleur et montre moi ce que tu portes comme lingerie. »
Je me mis debout et fit glisser ma jupe le long de mes bas pour révéler un shorty en dentelle rouge et or.
« Belle lingerie bourgeoise. Baisse ton shorty sous tes fesses. Voilà. Comme cela. Maintenant, remet ta jupe en place et assis-toi. Tu vas commencer ta journée ainsi, avec ta lingerie descendue. »
Il posa un petit papier plié en deux devant moi, sur mon bureau.
« C’est mon numéro de téléphone. Envoie moi un texto dans deux heures pour me dire comment tu te sens. Tu remonteras ensuite ton shorty. »
Puis il partit. Seule, j’ouvris le papier et contemplai le numéro, les yeux dans le vague. J’étais incapable d’avoir d’autres pensées que celles que faisaient naître en moi ma lingerie baissée au contact de ma peau et de mes bas. Je fus dix minutes sans rien faire ni dire, assise à mon bureau, à sentir le plaisir m’envahir. C’était un plaisir piquant, déroutant, nouveau. Un peu comme si, d’un coup, je m’étais mis à aimer tous les aliments dont le goût était auparavant trop fort. Aujourd’hui encore, la rapidité de ce basculement me sidère.
Les deux heures passèrent à toute vitesse. Non pas à cause de mon travail mais car je fus occupée par une chose : trouver le texte du message à envoyer parmi les milles qui défilèrent dans ma tête. Je voulais envoyer un message dont il serait fier, qui lui montrerait mon excitation et mon envie d’être soumise par ses soins, un message court et concis. Ainsi, après une longue réflexion :
« Votre petite chienne est excitée par ce premier jeu et attend avec impatience la suite de vos instructions. »
Sa réponse arriva quinze minutes plus tard.
« Dès que possible, ma soumise va se rendre aux toilettes, relever sa jupe, ouvrir son chemisier et elle m’appellera pour d’autres instructions. »
Un sourire barra mon visage alors que je lisais ce message autour d’un café, à la pause de dix heures. Un sourire qui échappa, je l’espère, à mes subordonnés car il reflétait à merveille la moiteur de mon entrejambe. Après avoir expédié la fin de mon café, je filai droit aux toilettes, aiguillée par le désir intense de savoir la suite, de poursuivre ces jeux qui me rendaient folles.
Une fois le verrou fermé, je m’empressai de dégrafer mon chemisier et de relever ma jupe. Me voir ainsi me fit secouer la tête d’incrédulité.
« Mais que fais-tu, ma petite Séverine, hein ? Te voilà à moitié nue dans l’attente des jeux sauvages d’un homme qui n’est pas ton mari ! C’est le monde à l’envers. »
Mais aucune barrière morale ne pouvait contenir le plaisir qui m’envahissait. Aucun argument ne pouvait résister aux flots de plaisir qui ruisselaient et palpitaient entre mes cuisses. Stéphane décrocha tout de suite.
« Tu es comme je te l’ai demandé ? »
Il parlait si bas que les intonations graves de sa voix ressortaient, la rendant encore plus hypnotique et sensuelle.
« Oui Stéphane. Je suis presque nue.
- Bien. Tu es excitée ?
- Oui. Beaucoup.
- Tu en veux plus ?
- Oui.
- Alors mets-toi à genoux à présent.
- Oui Stéphane, fis-je en obéissant.
- Bien. De ta main libre, sors tes tétons et caresse-les. Prend tes pointes entre tes doigts et fais les rouler une après l’autre. Excite toi. Je veux que Séverine devienne la bonne petite chienne qu’elle a été les autres jours.
- Elle l’est déjà, Monsieur. »
Ce monsieur franchi ma bouche en me surprenant moi-même. Surprise des plus agréables, il va sans dire.
« Superbe Séverine. Alors poussons encore un peu les jeux. Tu vas cracher sur chacun de tes tétons et étaler ta salive. »
Encore un éclair de ce plaisir piquant alors que je m’exécutai. Je crachai presque sur mes seins, visant mes tétons. Le contact de la salive, mes doigts sur mes pointes, tout me rendait folle.
« Comment s’appelle ma petite salope ?
- Séverine, Monsieur.
- Bien. Ma petite salope va maintenant baisser son shorty à ses genoux et se caresser. »
Ce que sa petite salope fit avec délectation, vous pouvez-me croire. Elle se doigta, elle fit fondre son clitoris, elle se fit jouir alors que la voix de son maître déversait dans ses oreilles le langage le plus osé, le plus cru.
« Ma belle petite traînée va retirer son shorty pour le mettre en boule et le mordre afin d’étouffer son cri de jouissance, me dit-il finalement. Elle va mordre sa lingerie de bourgeoise mariée qui se fait dresser aux toilettes. »
Il avait raison. Si je n’avais pas eu ma lingerie entre les dents, je crois bien que j’aurais poussé un cri à faire surgir mes collègues.
En regagnant mon bureau, j’avais l’impression de sentir le sexe, le plaisir, la cyprine. Preuve de mon changement, cette impression me faisait rayonner de bonheur alors qu’auparavant, j’aurai eu honte ne serait-ce qu’à l’évocation de cette possibilité…
Le reste de la semaine fut dans la même veine.
Tous les jours, des jeux, tous les jours des situations excitantes, tous les jours son emprise sur mon plaisir. En un mot, un regard, un geste, il me rendait folle.
Le mardi, il m’envoya un texto pour me demander, à midi, de me retrouver dans notre bureau. Il m’y attendait assis, habillé avec grande élégance. Plus que d’habitude, ce qui m’intrigua mais il ne me laissa pas le temps de creuser plus loin.
Il me demanda de me dévêtir pour me faire enfiler des parures de lingerie de qualité. Des bas, un tanga, des strings, des soutien gorges, une guêpière, tous et toutes parfaitement à ma taille. Je me changeais devant lui alors qu’il sortait sa queue pour se caresser. Il me donnait des ordres secs et directs.
« Tourne toi. Remonte le string entre tes fesses. Baisse le. Change de soutien gorge. Cambre ton petit cul de soumise. »
Et ainsi de suite. Rien de sexuel ou de pornographique, juste m’exhiber en lingerie, juste me regarder. Au moment de jouir, il me demanda de lui donner l’ensemble que je portais en arrivant et se vida dedans, surtout dans le soutien gorge.
« Tu porteras cette lingerie cet après-midi. »
Le contact de son foutre chaud sur mes seins et mes fesses suffit à me maintenir excitée tout le restant de la journée. En rentrant, le soir, quand les enfants furent couchés, je fis une chose que je n’avais jamais faite. Je taillai une pipe à mon mari dans la cuisine, à genoux. Il fut si étonné et si excité qu’il banda en un rien de temps et jouit presque aussi vite. J’étais aux anges et fière.
« J’en avais envie mon chéri. Mes collègues n’ont pas arrêté de parler de ça à midi et j’étais excitée. »
Certes, c’était un mensonge au sein d’un mariage catholique mais il venait de se répandre sur mon corsage et était à deux pas de s’écrouler au sol, bien loin de se douter que sa femme venait de le sucer car un autre homme l’avait excitée et dressée toute la journée.
Le mercredi et le jeudi, je ne vis pas Stéphane car il était en déplacement professionnel. Il m’envoya donc plusieurs textos pour me demander de retirer mon string, pour me demander de le descendre à mes pieds et de travailler ainsi, avec ma lingerie posée sur les talons.
En fin de journée, mercredi, je reçus le texto suivant :
« Demain, ma soumise va venir au travail nue sous son tailleur mais elle aura deux strings dans son sac. »
Le lendemain, il joua encore avec moi en me demandant, plusieurs fois dans la journée, de changer ma lingerie et de prendre des photos avec mon téléphone pour lui envoyer. Je le fis avec application, prenant plusieurs clichés pour lui envoyer celui qui montrait le mieux les détails des strings choisis.
À vrai dire, après avoir reçu son texto le mercredi soir, j’avais fais une incursion dans une boutique de lingerie pour me payer un ensemble à près de cent cinquante euros. J’eus de sa part des compliments pour cet ensemble. Il conclut même la journée par ce texto :
« Demain, ma soumise portera le bel ensemble bleu pâle qu’elle a déjà trempé aujourd’hui. Un texto te donnera le lieu de notre rendez-vous à la pause de midi. »
Inutile de vous dire que le vendredi matin, je fus dépendante de mon téléphone. J’attendais le lieu du rendez-vous. J’attendais notre dernier jeu de la semaine. J’attendais qu’il s’occupe de moi. J’ai dû le consulter cent fois en quatre heures alors même qu’il n’était pas sur silencieux.
Chez moi, j’avais pris le temps de choisir la tenue qui mettait le mieux en valeur mes dessous. Des bas chair, un tailleur gris, un petit haut bleu sombre. Je pense pouvoir dire que j’étais bandante dans cette tenue. Prête pour lui, prête pour Stéphane et sa perversité.
Le texto arriva quelques minutes avant midi, alors que je commençai à me poser mille et une questions. Il contenait une adresse et le code d’un interphone. C’était à quelques rues de là. Je partis à pied.
Dans la rue, ma tenue et la nature de mon rendez-vous me tournèrent la tête. J’avais envie de plaire aux hommes, de remuer mes fesses pour attirer leur attention, de les faire bander, eux, tous, tous les mecs, vieux et jeunes, beaux ou moches, prudes ou obsédés. Je ne voulais qu’une chose, leur inspirer des pensées crues. Qu’ils disent à leurs amis, en me voyant, regarde moi cette salope ou encore elle est bandante cette bourgeoise dans son tailleur strict. J’avais envie de tout ce que je ne m’étais jamais autorisée avant.
Quand je fus devant le digicode de l’adresse, ma parure était déjà imprégnée de mon excitation. Le texto me disait que la porte serait ouverte. Elle l’était. L’appartement était celui d’un homme seul, cela sautait aux yeux. Un homme seul et aisé.
Sur la table devant la porte, une enveloppe à mon nom, posée sur un bandeau noir. Elle contenait un mot me demandant de quitter mon tailleur et d’attendre cambrée, les coudes sur la table, les yeux bandés.
L’attente ne fut pas longue, quoiqu’il ne m’était pas désagréable de patienter dans cette position, mes pensées me travaillant l’entrejambe à petit feu. La porte claqua doucement et la voix de Stéphane se fit entendre.
« Ma soumise est offerte et me montre son cul. Superbe. Elle est vraiment belle avec ces bas et cette lingerie bourgeoise. Cela me donne très envie de la dépraver. »
Je ne voyais rien donc toute mon attention se portait sur sa voix. Il s’approcha sans autre bruit que celui de ses pas feutrés sur la moquette.
« Alors, Séverine, envie de se faire baiser à la pause de midi ? »
Il accompagna sa phrase d’une main sur mes fesses, sur ma lingerie, sur ma chatte. Il se mit à me caresser, à me flatter l’entrejambe tout en me parlant.
« Au premier rendez-vous, je t’ai faite jouir avec mes doigts. Au second, tu m’as sucé. Maintenant, il est grand temps que je te baise. Il est grand temps que je saute ma bonne petite chienne, que je l’enfile. Tu es là pour recevoir des bons coups de queue, pour m’offrir ta chatte, n’est-ce pas ?
- Oui, tout ce que vous voulez. »
Sa main qui fouillait mon intimité ne rencontrait que moiteur, chaleur, envie. Ses mots me tournaient la tête. Sans cesser de me parler, il baissa mon shorty, il écarta mes jambes et me demanda si j’étais prête.
Avant que je puisse articuler un début de réponse, il me pénétra. Sa queue s’insinua lentement en moi, me fermant les yeux et m’arrachant un long soupir. Enfin, je le sentais en moi. Enfin, sa queue me prenait, sa verge m’explorait.
Son mouvement se fit de plus en plus rapide, de plus en plus profond. Il me croisa les mains dans le dos, il m’agrippa les cheveux alors que son pieu chaud et dur creusait en moi.
« Et voilà, j’enfile ma bourgeoise, je baise une femme mariée qui se fait soumettre à midi, je baise une belle et bonne working girl de quarante ans qui porte de la belle dentelle pour faire bander les hommes… »
Il me disait tout cela et plus encore, sans se retenir, des propos vicieux, des mots crus alors que sa queue me pilonnait, me démontait, alors que ses mains agrippaient mes cheveux et flattaient mes fesses de bonnes claques.
« Dis quelque chose à l’homme qui te baise.
- Merci Stéphane de me baiser ainsi. Je ne m’étais jamais sentie aussi salope et aussi soumise qu’avec vous. Faites ce que vous voulez de moi.
- Là est bien mon intention. »
Puis sa main disparut entre mes cuisses pour stimuler mon clitoris. Il me fit jouir et vint peu après, à longs traits sur mon dos. Du foutre chaud qu’il essuya avec mon shorty avant de déposer une bise tendre et affectueuse sur mon front.
« Ces deux premières semaines nous ont servi à faire connaissance, me dit-il alors au creux de l’oreille, mes yeux toujours bandés. Maintenant que je t’ai baisée, nous allons pouvoir passer à la vitesse supérieure. Tu es partante ? »
Oui, mille fois oui. Cette promesse de jeux à venir, de nouvelles étapes à franchir dans notre relation suffit à raviver mon plaisir. À tel point qu’une fois que je fus seule, je me mis sur le dos, jambes ouvertes, pour me faire jouir une seconde fois, les yeux toujours bandés.
Certaines idées sont surprenantes et en tant qu'homme, je demande aux femmes si l'effet réel est bien celui décrit... (comme le shorty sous les fesses...)), mais j'aime beaucoup la progression du changement de comportement de Séverine, d'attitude vis à vis de tous les hommes qui me parait plutôt sensée...
RépondreSupprimerQuoiqu'il en soit... Belle plume!
Merci Franck !
RépondreSupprimerPour le coup du shorty, je peux t'assurer que, chez certaines femmes, cela fait beaucoup d'effet. Cela m'a, entre autre, été raconté par une femme qui l'avait fait...
C'est fou l'effet que me fait ton récit. J'ai l'impression que tu as été dans mon corps, dans mon esprit, et c'est très troublant...
RépondreSupprimerJ'aimerais t'inspirer d'autres chapitres, j'ai pleins d'idées... on en parle bientôt ;)
magnifique et très excitsnt, bien écrit...
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