Anne et Julie sont deux belles étudiantes. La première est brune, la seconde est blonde et toutes deux sont bien faites, charmantes, vêtues selon les modes d’un vingt et unième siècle moderne et libéré. Suivons les quelques heures, alors qu’elles passent un après-midi en ville. Elles se promènent, font deux boutiques, prennent un café, regardent les garçons passer, sourient à ceux qui leurs plaisent puis poursuivent leur virée.
Elles finissent par entrer dans une boutique de lingerie, là où commence notre histoire. Elles pourraient acheter la moitié de la boutique mais elles n’ont pas encore les finances des femmes actives qu’elles aspirent à être. Elles ne peuvent s’offrir qu’une parure et encore, pas parmi les plus luxueuses.
Quelques secondes après leurs premiers pas dans la boutique, l’idée qui allait précipiter la suite de ce récit fit son apparition dans la tête de Julie. Séduite, la jeune femme en fit part sans attendre à son amie, rapidement conquise.
« On choisit le modèle pour l’autre, ok ? On a un budget de soixante euros max.
- D’accord. »
Dès lors et jusqu’au moment où elles eurent fait leur choix, plus un mot ne fut prononcé entre les deux jeunes femmes qui flânèrent chacune de leur côté. Le bref regard qu’elles échangèrent après qu’Anne eut accepté la proposition portait en germe la suite de ce jeu. Délicieux flottement d'un désir qui éclôt lentement, inconsciemment. Une douce chaleur se mit alors à rayonner en elles à mesure qu’elles passaient en revue les parures, qu’elles imaginaient leur amie dans tel ou tel modèle .
Julie opta pour un ensemble un peu sportif, en lycra sobre et élégant qui allait bien avec le corps sportif et la petite poitrine de son amie. Anne choisit une parure en dentelle, élégante et féminine qui fera des merveilles sur le bonnet D de Julie.
Les modèles en main, elles se dirigèrent vers les cabines d’essayages mais il n'en restait qu'une de libre. S’ensuivit un sourire timide entre les deux jeunes femmes, un sourire effarouché et silencieux, comme si elles allaient se montrer à l’autre pour la première fois alors qu’elles s'étaient déjà vues nues.
Dans la cabine, une fois le rideau tiré, la tension devint délicieusement érotique alors que les deux jeunes étudiantes se faisaient face. Julie dégrafa son chemisier pour révéler un soutien gorge simple et fonctionnel.
« Celui que je t’ai choisi est plus joli, quand même, commenta Anne.
- Et toi, tu portes quoi ? J’ai pas réussi à voir par transparence, répondit son amie, amusée. »
Anne, pour toute réponse, dans un geste rapide et souple, retira le petit polo pour révéler un soutien gorge avec motif à fleurs.
« Ah bah je n’aime pas les fleurs, dit Julie. C’est un peu kitsch.
Là, inexplicable rougeur d’Anne qui baissa la tête.
« Enlève-le moi alors, murmura-t-elle en lui offrant son dos. »
L’intéressée s'exécuta avec lenteur. Alors que ses mains s’emparaient du soutien gorge de son amie, alors que ses doigts entraient en contact avec la peau de son amie, Julie sentit aussi une rougeur l’envahir, une rougeur qu’elle n’avait connue qu’avec certains garçons.
« À toi, murmura-t-elle à son tour. »
Anne, suivant son impulsion, passa ses deux index sous les bretelles du soutien gorge de son amie au niveau des épaules avant de les faire glisser dans son dos, jusqu’à l’attache.
« Ah ! se contenta de remarquer Julie, laconique, en fermant les yeux. »
Les doigts d’Anne s’attardaient autour de l’attache qui finit par sauter. Une fois le soutien gorge détaché, elle posa son menton sur l’épaule de son amie puis les deux femmes se regardèrent dans le miroir. Leurs yeux prolongeaient le contact de leurs peaux, de leurs cheveux.
« Qu'est ce qu'il y a ? demanda Julie.
- Rien... Tu dirais non, de toute façon.
- Ah non Anne ! T’en as trop dit ou pas assez...
- J’ai envie de prendre tes seins à pleine main. Je les adore.
- Ah ! commenta de nouveau Julie.
- Qui ne dit mot consent, hein ma chérie ? »
En guise de conclusion à ce bref échange, Anne posa ses mains sur le ventre de Julie et les remonta jusqu’à enserrer les seins de son amie. Ils étaient doux et généreux, chaud et de velours. Ils occupaient tout l’espace de ses paumes.
Leurs respiration s’emballèrent. Julie faillit presque défaillir quand elle sentit les pointes durcies de la petite poitrine d’Anne parcourir son dos avec langueur.
Par la suite, les mots devinrent superflus. Elles en prononcèrent encore mais l’essentiel était dit avec ces tétons dressés, avec ce jeu de regard dans le miroir, avec ces sourires échangées.
« Alors ? demanda Julie. Mes seins te plaisent ?
- Je les adore. »
Elle retira ses mains et les deux femmes se tournèrent pour se faire face.
« À moi ! lâcha Julie, décidée.
Contre toute attente, elle baissa la tête et embrassa la pointe du sein droit de son amie. Des seins frêles, blancs, avec des tétons rose et très fermes. Rapidement, sa langue se mit à jouer avec. Une merveille de plaisir que de le sentir fondre et durcir en même temps.
« Je… »
Anne ne termina pas sa phrase. Elle se contenta d’enfouir ses mains dans les cheveux de Julie pour lui signifier tout le bien qu’elle pensait de cette initiative.
Les deux jeunes femmes restèrent ainsi le temps d’oublier tout le reste. Quelques longues secondes de bonheur pur. Quand elles rouvrirent les yeux, elles étaient toutes deux seins nus, l’une en jupette et l’autre dans un pantalon taille basse, avec chacune un petit slip trempé.
« Nous ne pouvons pas rester ici trop longtemps, murmura l’une d’elle.
- Oui. C’est ton appart le plus proche.
- Allons-y ma chérie. »
Les deux jeunes femmes se regardèrent puis enfilèrent le soutien gorge choisi par l’autre. Les deux allaient à merveille. Une fois qu’Anne eut fixé celui de Julie, elle la dévisagea par miroir interposé. Un regard qui fit baisser d’aise les yeux de son amie.
« Juste une petite chose avant de partir. Soulève ta jupe, s’il te plait. »
Pour toute réponse, un sourire suivi d’une main descendante qui révéla une toute petite culotte. Anne ne put résister à cette vue et posa sa main sur le pubis de son ami, à travers le coton rehaussé d’un soupçon de dentelle.
« T’es trempée ma chérie.
- Et toi ?
- Mon string est à tordre.
- Vite, partons. »
Elles payèrent et quittèrent la boutique comme sur un nuage, flottantes dans un rêve. En arrivant devant la porte d’entrée de l’appartement de Julie, elles réalisèrent qu’elles marchaient main dans la main. Avaient-elles marché ainsi depuis la boutique de lingerie ? Les deux étudiantes étaient bien incapables de le dire. En constatant la chose, elles sourirent.
« Arrête-toi, s’il te plait, fit Anne alors qu’elles étaient dans l’escalier.
- Pourquoi ? répondit l’intéressée qui marchait devant et qui fit une pause dans son ascension.
- Car je veux voir tes fesses et les embrasser maintenant.
- On peut nous surprendre ?
- Justement. »
Nouveau sourire partagé. Julie regarda à droite et à gauche puis souleva délicatement sa jupe pour montrer deux délicieuses fesses bien fermes. Julie ne dit pas un mot et se mit à genoux pour y enfouir son visage, pour embrasser son ami, pour lécher sa peau, pour respirer son odeur.
Dans l’appartement, les deux jeunes femmes se regardèrent, se sourirent puis, une fois dans les bras l’une de l’autre, échangèrent un long baiser qui leur fit perdre toute notion du monde extérieur. Les mains d’Anne, à mesure que le baiser durait, glissaient sous la jupe de son amie.
« Dis donc, tu es si trempée ma chérie.
- J’en peux plus. »
Elles gagnèrent le canapé où elles quittèrent jupes et hauts pour s’offrir l’une à l’autre dans la parure qu’elles s’étaient choisies. Tout en s’embrassant, elles se caressaient, elles jouaient avec leurs intimités, elles se frôlaient les seins, elles se frôlaient dans une délicieuse frénésie des sens et des corps.
Julie roula son petit slip à ses chevilles, se tortilla pour le faire tomber au sol, le souleva avec un pied et le présenta devant son amie qui le roula en boule pour le humer.
« Tu sens bon, ma chérie. »
Anne lui demanda alors d’écarter les jambes pour aller la caresser avec l’étoffe humide de sa lingerie. Julie obtempéra. La caresse était si douce qu’elle en ferma les yeux.
Julie se pâma presque quand son amie, à genoux devant ses jambes ouvertes, s’aventura au cœur de son intimité, au creux de ses reins.
Dès que la cyprine de Julie eut envahi la bouche d’Anne, cette dernière se redressa pour aller lui donner un baiser et partager le goût de son sexe.
Et ces baisers, ces bouches, ces langues qui s’électrisaient l’une l’autre, cette douceur, les vertige infinis de plaisir qu’elles ressentaient en s’embrassant.
Sur le canapé, nues, les deux jeunes femmes poursuivirent la découverte du corps de leur amie, l’exploration des jeux lesbiens. Anne doigta Julie tout en jouant avec son clitoris du bout de sa langue. Julie caressa le visage d’Anne avec sa généreuse poitrine, parcourant ses joues, son front, son nez, ses joues.
Tout l’après-midi fut de la même texture que ces premiers instants de plaisir saphique. Elles passèrent dans la chambre, elles découvrirent les joies du soixante neuf, elles se fessèrent, elles s’embrassèrent, elles se firent jouir, elles utilisèrent un tube de déodorant pour remplacer ces verges masculines qui ne leur manquaient pas et ainsi de suite pendant plusieurs heures.
Pour finir, elles s’endormirent dans les bras l’une de l’autre. Au réveil, elles n’étaient plus les mêmes. Aucune honte, aucune pudeur, aucun regret. Non. Julie et Anne étaient devenues bisexuelles sans autre formalité que quelques heures de plaisir.