dimanche 27 février 2011

En retard




« Je suis à la bourre ! »
Voilà la seule pensée qui traverse ma tête depuis trente minutes que je suis débout. J’ai un rendez-vous d’embauche dans moins d’une demi-heure et je suis encore nue chez moi.
Une heure pour me préparer et me rendre sur place : ce n’est pas sérieux quand on me connaît. Ce n’est pas assez.
Et je ne dis pas cela car je suis une nana et qu’une nana, ça doit passer deux heures chaque main à se préparer. Non. De ce côté-là, je suis assez naturelle. Bon, il faut dire, j’ai la chance d’être une belle femme. Genre la secrétaire blonde et bien foutue, vous voyez ? Je dis pas cela par orgueil mais à force, on finit par croire les gens qui me le répètent, les garçons qui me sifflent ou m’abordent – pas toujours de façon élégante, ce qui est dommage pour eux car je suis du genre à me laisser tenter par les aventures avec des inconnus.
Mais je m’égare. J’ai besoin de temps le matin non pas pour le maquillage et le brossage de mes cheveux mais car, tout simplement, je suis lente à sortir de ma nuit. Me brusquer est la meilleure façon de me rendre grognonne, de me retirer mon sourire.
Tout à l’heure, quand, par je ne sais quel miracle, j’ai ouvert les yeux trois bon quarts d’heures après l’heure à laquelle mon radio réveil aurait du sonner, j’étais déjà en colère. Un coup d’œil à l’objet déficient : il clignotait en indiquant zéro heures et cinquante trois minutes. Une panne de courant. Classique mais à l’ère des téléphones portables, cela n’aurait pas du arriver. A tâtons, je m’emparai du mien qui me révéla la seconde raison de mon non réveil : plus de batterie. J’avais oublié de le recharger.
J’ouvris mes draps pour me redresser sur le bord de mon lit, en me frottant les yeux.
« Jamais deux sans trois, pensai-je en retirant ma nuisette pour gagner ma douche. J’attend la suite. »
Je viens de finir mon école d’assistante de direction spécialisée internationale. Je parle l’anglais, l’allemand et quasiment l’espagnol. Je suis bankable sur le marché du travail. C’est mon troisième entretien d’embauche et j’en ai d’autres de prévu mais cette boite me plait. Jeune, dynamique, engagé dans le social, l’éthique et tout. Une belle ligne sur le CV.
Mais une belle ligne qui risque de m’échapper si je continue à broyer du noir, à me préparer à la va vite et à perdre mon temps. Car c’est dans ces moments que tout se déroule mal. Mon savon me glisse des mains et, en me relevant, je me cogne la tête contre le porte savon.
En m’habillant, la boucle d’oreille que je veux mettre m’échappe des mains. Pour ne pas la laisser tomber à terre, je plaque ma main pour l’attraper. Malheureusement, ce geste réflexe eut pour résultat de planter dans mon sein droit un petit bout des dorures de cette boucle. Une petite goutte de sang fit son apparition. Elle ne coula pas. Juste une petite bille qui perlait là où ma peau avait été percée.
« Merde ! J’aurais jamais ce poste. »
Je ne pris pas de petite déjeuner. Juste un verre de jus de fruits et un paquet gâteau pour la voiture. J’eus tout de même le réflexe de prendre des chewing-gum pour ne pas arriver à mon entretien d’embauche avec des morceaux de gâteau sur les dents, ce qui est un manque certain d’élégance, vous en conviendrez sans mal.
Avant de sortir, je me regarde dans la glace. Une chose ne me plait pas dans ma tenue : on devine légèrement mes bas sous mon tailleur. Rien de flagrant mais un œil exercé le remarque. Je ne voudrais pas que mes potentiels futurs employeurs aient l’impression que je les charme pour avoir le poste. Si je l’ai, ce avec mes seuls compétences.
Je me tourne devant la glace. On ne voit aucune trace de mes dessous sur mes fesses. Aucun élastique marquant. J’ai choisi exprès des dessous sans couture, ultramoderne et particulièrement confortable. Je me sens moi ainsi. Des bas, des talons, des dessous conforts. J’arrive à me sourire mais ce n’est que pour un instant.
En fait, je n’en menai pas large. J’étais en colère contre moi-même or, je me connais assez, je ne suis que l’ombre de moi-même quand je suis énervée. Objectif : se calmer en conduisant. Retrouver un certain contrôle de soi.
Alors que je mets le contact, l’église près de chez moi sonne trois petits coups. Il me reste un quart d’heure pour un trajet qui en prend vingt. Si j’ai les feux verts, un peu de chance et si je conduis bien, je peux y être.
Je m’engage sur la route et je file. Heureusement, je connais la route par cœur car la boite est proche de mon ancienne école d’assistante de direction. Je dois être concentrée. Quinze minutes au lieu de vingt.
Premier stop. Je le connais. Pas réellement un stop. Enfin, je veux dire, pas vraiment besoin de le marquer. Je ralentis. Mon téléphone sonne. Je me penche pour le prendre mais je pousse un cri alors qu’il m’échappe des mains.
Un bruit de tôle.
Je n’ai rien vu venir.
Mon aile droite est emboutie.
J’ai le cœur qui bat à cent à l’heure.
Je tremble mais je n’ai rien.
Je viens de heurter une petite camionnette qui sortait d’un parking.
Le calcul est vite fait. Je suis en permis probatoire donc six points. J’ai pris un point à la place d’un ami qui allait se retrouver sans permis. J’ai perdu un point pour excès de vitesse il y a peu et je viens de griller un stop. Six points moins un, moins un et moins quatre. Zéro. Je viens de perdre mon permis. Je vais rater mon entretien d’embauche et je viens de perdre mon permis, sans compter les centaines d’euros que je vais avoir pour infraction et la réparation. Une journée noire.
Je serre les mâchoires. Je me crispe.
Les occupants de l’utilitaire descendent, surpris, choqués, pour aller regarder leur véhicule puis le mien. Deux ouvriers, trentaine et quarantaine. Ce dernier me regarde avec colère.
Avant d’ouvrir ma portière, j’essaie d’attraper mon téléphone mais il s’est glissé entre la porte et mon siège, presque inaccessible. Cela m’est déjà arrivé une fois : j’ai du prendre une pince fine pour m’en emparer. Un des défauts de cette voiture plus toute jeune. Je ne pourrais pas m’en emparer dans l’immédiat. Impossible de prévenir rapidement la boite. Une petite goutte de plus. J’ouvre ma porte pour descendre.
« C’est un stop là, mademoiselle, me dit-il. Ca fait deux fois en trois mois que je me fais emboutir l’aile. Ca commence à bien faire. »
Il est vraiment remonté.
« Non mais regardez-moi ca, mademoiselle. L’axe est de travers. »
Je pousse un soupir de colère qui est mal interprété.
« Quoi ? Vous grillez le stop, vous défoncez mon véhicule pro et vous n’êtes pas contente ? Moi aussi, ma p’tite demoiselle, je ne suis pas content.
- Non. Excusez-moi. Ce n’est pas cela. C’est juste que je vais rater un entretien d’embauche important pour moi. »
Je crois naïvement pouvoir l’amadouer ainsi.
« Ah ça, c’est sûr, vous allez le rater cet entretien. On a un constat à remplir, m’assure-t-il avant de se tourner vers son collègue plus jeune. Thierry, prend le constat dans le vide poche. Et un stylo. »
Moi, pendant ce temps, je broie du noir. Je ne peux me passer de ma voiture. J’en ai besoin pour les entretiens, pour le sport, pour les amis, pour tout. Nous serions au cœur de Paris, je ne dis pas mais je vis dans en banlieue d’une ville de province et prendre trois bus pour faire dix kilomètres, très peu pour moi.
« Faut dégager la rue, quand même. »
Je me range sur le côté. Ma voiture roule bien. Ce n’est que de la tôle froissée. Par contre, l’utilitaire que j’ai percutée fait un mauvais bruit au niveau de la roue avant gauche. Vraiment pas mon jour de chance. Ca va me coûter mon permis quoique… En fait, si la police ne vient pas, est-ce que je serai sanctionnée des quatre points ? Je dois éclaircir ce point. Trop de choses dans ma vie en dépendent.
Je les rejoins. Le second artisan est jeune et bien foutu. Ca se voit tout de suite. Il me salue d’un bref hochement de tête puis me détaille des pieds à la tête. Un regard expert, sûr de lui. Comme j’aime. Un homme à femmes, je le sens tout de suite. Un jeune homme à femmes, pour être plus précise. Pas beau ni plastique mais un charme sexuel certain. L’équivalent masculin du Elle est bonne.
« Un constat ça entraîne forcément la perte de points ? Je veux dire, j’aurai un pv ?
- Sur et certain, répondit le patron. C’est systématique. Surtout que c’est mon assurance professionnelle qui va s’appliquer là Vous recevrez un PV par la poste et les papiers pour les points. C’est exactement ce qui m’est arrivé y’a pas trois mois. »
- Et merde.
- Pourquoi ?
- Bah je viens officiellement de perdre mon permis.
-Faut pas répondre à son portable au volant devant une ligne de stop.
- Merci de me le rappeler, fis-je, sèche. »
Le message est passé. Pas de morale, pas besoin d’en rajouter une couche. Je ne suis pas d’humeur. A ce moment, je crois le regard du plus jeune. Il y a un je ne sais quoi d’amusé sur son visage, un je ne sais quoi qui me trouble. Son collègue pose le constat sur le capot de la voiture.
« Vous avez vos papiers ?
- Non. Je reviens. »
Je me tourne, leur offre mon dos donc mes fesses puis marche vers ma voiture. J’ouvre la portière avant droite et me penche vers mon sac à main, leur offrant ainsi une vue encore plus précise sur mon postérieur, même si je suis un peu plus loin.
J’agis à dessein. Quatre vingt dix neuf pourcents des mecs sont plus souples avec les femmes après s’être bien rincé l’œil. Surtout que là, en me baisant, j’ai senti l’élastique de mes bas auto-fixants mordre un peu plus ma cher avec la tension du tissus tendu par ma position. Ils doivent voir que je porte ce délicieux artefacts de nos charmes.
Mes papiers sont sous mes yeux, dans une poche de mon sac mais je prends un peu le temps, pour bien leur laisser le temps de me reluquer les fesses. Ca ne peut que les caresser dans le sens du poil. Avant de les rejoindre, je jette un regard désolé vers mon téléphone. Je réalise à ce moment que je ne peux même pas leur emprunter leur téléphone car je n’ai le numéro que dans mon répertoire. Dans ma hâte, j’ai oublié mon agenda avec les cartes de visites et les coordonnées utiles.
La totale. Je hoche la tête. Je ne travaillerai pas pour cette boite qui me plaisait tant. Tant pis. Je viens de perdre mon permis et je ne sais pas combien l’assurance va me rembourser.
Déjà résigné, je retourne les voir. Le sourire du jeune s’est encore élargi. L’effet cul de la belle blonde a opéré on dirait. Maigre récompense.
Alors que nous remplissons les premières cases, il se met à pleuvoir.
N’étant plus à cela près, je me mets à rire.
« Quoi ? Vous trouvez cela drôle ? me lance le plus âgé qui, décidemment, n’a pas beaucoup de discernement.
- Non, rien à voir. C’est la totale pour moi ce matin. C’est un rire nerveux. Jamais eu autant de merdes en si peu de temps.
- Ah ouais, la totale ? glisse Thierry. »
Je lui souris brièvement, légèrement décontenancée par sa voix basse et son regard .
« On va dans l’atelier, Philippe ? Ca évitera que mademoiselle se mouille trop vite. »
Le sous entendu de ces propos n’échappent qu’à Philippe. Je pourrais refuser et proposer de passer dans ma voiture mais… Non. Pas envie. Je suis à fleur de peau après l’entretien raté, l’accident, la perte de mon permis. Nerveuse presque. Très réactive.
Philippe ouvre la marche et Thierry me tient la porte. Nos regards se croisent quand je passe devant lui. Je baisse le mien puis il me déshabille du regard. Je ne vois pas la course de ses yeux sur mon corps mais je sais qu’il regarde mes fesses, qu’il les évalue, les paramètre, les détaille. Je frémis et me détend quelque peu.
Nous pénétrons dans un atelier assez vaste, avec des étagères et des outils un peu partout. L’atelier standard. Sur un bureau encombré, Philippe pose le constat puis il dégage deux chaises.
« Tenez mademoiselle, dit-il en me proposant la plus propre. Ca te dérange pas de rester debout, Thierry ?
- Pas de problème. Installez-vous. Quelqu’un veut un café ?
Tout le monde. Je regarde autour de moi. Pas d’ordinateur, pas de téléphone. Un frisson de peur me traverse. Je suis seule avec deux hommes dans un lieu isolé et probablement insonorisé.
Un second frisson me traverse mais pas de crainte. Bien au contraire. Seule avec deux inconnues, une situation imprévue : exactement le genre de situation qui donne lieu à une scène dans un film x. Et puis il faut que j’arrête de me jouer la comédie. Ce Thierry m’excite depuis son premier regard. Je sais exactement ce qui me guette dans cet atelier. Je sais aussi que tout est réuni pour la réalisation de l’un de mes fantasmes : me faire baiser par deux mecs à l’improviste, sans préméditation alors que, trente minutes plus tôt, rien ne l’annonçait.
Car rien ne m’excite plus, en terme de plaisir, que l’imprévu. Planifier les rendez-vous, rencontrer sur le net, organiser des soirées : très peu pour moi. Mes meilleurs aventures ont toujours été les plus inattendues. A vrai dire, je ne cherche que ce genre de rencontres. Récemment, à la gym, une des femmes de notre groupe m’invite chez elle après la gym.
« Mon mari n’est pas là ce soir et je te trouve craquante. Tu viens chez moi ? »
J’ai découvert les joies du saphisme avec elle alors même que je pensais me faire un DVD chez moi.
Là, dans l’atelier, la situation me plaisait de plus en plus. Tous les ingrédients étaient réunis pour m'aider à évacuer mon stress matinale qui avait atteint des sommets.

Thierry revint avec trois tasses de café qu’il posa à côté du constat. Il m’en donna une, laissa son patron se servir puis prit la dernière qu’il sera entre ses doigts.
« Tu te souviens le chantier de Mazouy ? fit-il négligemment à l’attention de son patron, de sa voix basse et sensuelle.
- Bien sûr. »
A l’évocation de ce souvenir, un éclat lubrique anima son regard qui, en retour, déclencha une vague de chaleur dans mon corps. Mazouy était un village non loin de là. Ils avaient du se taper la propriétaire ou sa fille ou je ne sais qui mais une chose était sûre, ce souvenir était sexuel et je leur évoquais ce souvenir. En croisant mes jambes, je sentis que je commençais à mouiller.
« Qu’est-ce qui s’est passé à Mazouy ? C’est là où vous avez eu votre accident y’a trois mois ? »
Je mis de la candeur dans le ton de ma voix pour poser cette question. Les deux hommes échangèrent un regard entendu et viril.
« Une cliente a préféré payer sa facture en nature, me dit Thierry, sûr de son fait.
- Ah je vois, dis-je, légèrement tranchante, comme si ce genre d’affaire ne me concernait pas. Je ne suis pas une cliente. Nous avons un constat à remplir et je viens de perdre mon permis. Je n’ai rien à voir avec cette cliente de Mazouy.
- On doit pouvoir trouver un moyen de s’arranger tout de même. C’est dommage de perdre son permis pour si peu.
- Du genre vous me baisez et on oublie le constat et l’accident ?
- De ce genre, oui.
- Et vous pensez que je suis ce genre de fille ?
- On s’en fout un peu du genre de fille que tu es, en fait. Soit on remplit ce constat et tu perds ton permis, soit tu es gentille avec nous et on oublie tout.
- Et bien ! Vous ne manquez pas d’air. C’est presque du harcèlement sexuel, messieurs.
- Presque, oui. »
Leurs queues gonflaient leurs pantalons. Je jouais au chat et à la souris. Les mots de Thierry étaient aussi excitants que tout ce qui émanait de sa personne.
« Bon bah remplis le constat, Philippe, commenta simplement le jeune artisan qui avait définitivement pris les choses en main.
- Vous êtes deux salopards en fait. Vous en profitez…
- Et ça veut dire quoi, ça ? Tu nous suces ou pas ? »
Il me rendait folle ce type. Le mot juste, le mot excitant. L’attitude salace pour me faire craquer. J’étais définitivement trempée. Cette façon directe de me parler, son assurance. Il sentait le sexe à cent kilomètres à la ronde. La baise décomplexée, le plaisir à l’état brut. C’était avec ce genre de mec que j’aimais me lâcher. Je dirais même, pour aller plus loin, que c’est seulement avec des baiseurs de la trempe de ce Thierry que j’arrivais à m’éclater.
« Bon bah j’ai pas beaucoup le choix, si je comprends bien.
- Disons que le choix est simple en fait. Ton permis ou ta chatte.
- Vous avez de la chance les mecs. Vraiment. Par contre, je ne demande qu’une chose, les mecs.
- Oui ?
- Baisez-moi bien. Je veux pas du sexe à la petite semaine. Je veux un souvenir mémorable.
- On va pas te rater, assura le patron. »
Déjà, ils défaisaient leurs pantalons. Philippe exhiba une grosse queue déjà raide. Elle me fit saliver.
« Je vous suce assise hein. Le sol n’est pas propre. Je vais filer mes bas.
- Remonte ta jupe s’il te plait. Montre nous la lingerie que tu portes avant de te faire baiser. »
Ce garçon me plaisait de plus en plus. Je fis lentement remonter ma jupe le long de mes cuisses pour leur montrer mes bas et mon string.
« Quel beau petit lot ! exulta le patron. Rien à voir avec Mazouy.
- Ouvre un peu les jambes, me demanda Thierry en posant une main sur mon genou droit pour l’écarter. »
Je le fis avec grand plaisir.
« Regarde mec. Regarde bien son string. Il est plus sombre sur sa chatte. Elle est trempée. »
Il dit cela alors que je prenais la queue du patron en bouche. Sa taille me fit ouvrir la bouche en grand. Elle sentait bon, cette verge. Une odeur puissante, enivrante.
« Branle moi en même temps, fit Thierry en avançant sa queue vers moi. »
Je le pris dans ma main droite tout en jouant avec ma langue sur la queue de son patron. Je m’abandonnai à toute vitesse au plaisir. C’était ma première fois avec deux mecs. J’avais fréquenté un couple l’hiver dernier mais c’était plus des jeux coquins, calins, doux. Là, j’allais prendre cher. J’allais me faire démonter par deux cochons patentés.
Je mis mes deux mains sur leurs deux sexes, je me mis à les branler énergiquement tout en les fixant tour à tour dans les yeux.
« Vous allez bien faire les choses, hein, les mecs ? Histoire que j’ai pas perdu ma matinée.
- T’inquiètes pas pour nous, baiser des jeunes minettes, c’est notre spécialité.
- Ah oui ? fis-je en baissant la tête vers leurs deux queues. On va voir ça. »
Je mis toute ma science de la fellation au service de ces deux verges déjà tendues. Ma langue joua à monter et descendre le long de ces deux tiges tendues. Elle s’entortilla autour de leurs deux glands alors que je rivais mon regard aux leurs. Je les fis disparaître aussi profond que possible l’un après l’autre. Une gorge profonde. Un geste que j’ai mis du temps à maîtriser mais que depuis, je fais à chaque homme, à chaque pipe. Sentir un sexe bien dur envahir ma bouche, sentir les mains de l’homme appuyer sur ma tête, sentir la toute puissance de sa virilité explorer ma bouche... Ca me fait tremper en un rien de temps.
« Regarde comme elle me gobe, cette salope, fit Philippe. »
Je sortis vivement sa queue de ma bouche, le fusillant du regard.
« Et si je n’aime pas ce mot ? Tu t’es posé la question de savoir si j’aime me faire insulter ?
- Mais c’est pas une insulte…
- Pour moi, si…
- Pardon. Je… »
Il était penaud. Un régal à voir. Penaud avec sa grosse queue bien dure dans ma main.
« Je ne suis pas encore assez excitée. Faites votre boulot et je serai votre salope mais pas encore. Compris ? »
Cet homme-là, seul, ce grand couillon, je n’aurai jamais pu m’envoyer en l’air avec lui. Peu de classe, un peu bourrin. C’était rien qu’une queue pour moi, une queue accompagnant un mec intéressant. Le duo parfait. Un garçon de trente ans au regard e à la voix dominateurs, pervers et ce grand couillon doté d’une bite énorme.
Pour tout vous dire, dans cette situation, les mots crus me rendent folle mais je voulais les taquiner un peu. Les exciter. Jouer. Ils croient qu’ils vont me baiser mais moi aussi, je veux les baiser. Je veux qu’ils pensent à moi pendant toute la journée en se disant entre eux putain, qu’est-ce qu’on lui a mis. Je voulais qu’ils deviennent fous en me prenant tous les deux, qu’ils perdent pied et me fassent perdre pied. Nous cherchons tous la même chose lors de ces moments-là : l’abandon le plus complet possible. En les chauffant, en les excitant, je me préparai un bon début de matinée. Plus ces queues seraient tendues de désir pour moi, mieux je me ferai baisée.
« Tu as vu comme elle est agile de sa langue, cette jeunette ? fit Thierry. Tu sens comment elle darde bien sa langue pour lécher nos queues. Regarde-là. Elle est heureuse là, avec nos deux queues. C’est la première fois que tu en as deux en même temps ?
- Oui. C’est une nouvelle expérience pour moi. Et je commence à avoir très envie de me faire baiser. »
Ils ne se le firent pas dire deux fois.
Ils me portèrent.
Oui, à deux, dans leurs bras puissants. Ils me portèrent comme si j’étais un cadeau, un objet, une poupée. De tout ce qui’ils me firent, je crois que c’est ce geste qui m’excita le plus. Sentir leurs bras puissants, musculeux s’emparer de mon corps, me soulever comme une plume. J’étais toute entière acquise à leurs envies.
« On la pause où pour la baiser ? demanda Philippe de sa voix un peu rustre.
- Là, fit Thierry en désignant un endroit de l’atelier. »
Peu m’importait l’endroit où ils me prenaient tant qu’ils me prenaient. Une table, une chaise, un établis, des cartons. Je volais juste leurs queues et leurs désirs.
« Baisez-moi bien les mecs.
- Tiens, prends ca pour commencer, fit le plus jeune des deux en me pénétrant alors que l’autre jouait avec mes seins. »
J’étais calé sur un bureau ou je ne sais quoi, sur le dos, les jambes dans les bras de Thierry, les mains de Philippe malaxant mes seins, la tête basculée en arrière. Sentir ce garçon creuser en moi, m’investir me rendit folle.
« L’autre queue. Je veux l’autre queue, dis-je en relevant la tête. Et je veux te sucer toi en même temps. »
Il s’ensuivit un léger changement de position qui me vit me décaler sur le côté pour approcher ma tête du bord de la table afin de pouvoir sucer un des deux garçons alors que l’autre me prenait.
Quand Philippe me pénétra, la taille de son membre me fit gémir. Il ouvrait ma chatte, il distendait mes chairs mais sans douleur. J’étais tellement lubrifiée qu’il eut juste à pousser doucement, lentement, sa verge énorme dans mon vagin. Me faire investir par une telle force de la nature me fit crier. J’allais prendre cher, très cher. Son va et vient était exquis.
Sans prévenir, Thierry vint poser sa queue sur ma bouche. Je l’engloutis immédiatement. Il mit sa main sous ma nuque pour me soutenir et me regarda lécher, lapper, embrasser, jouer sans fin avec sa queue alors que son collègue me ramonait le vagin. J’emploie ce terme peu élégant mais il est celui qui convient le mieux tant son sexe m’emplissait, m’ouvrait, me baisait en largeur, en profondeur.
« Je pourrais pas te prendre dans le cul, mon coco, lui dis-je alors profite bien de ma chatte.
- Une fois de plus, mec, fit son collègue, c’est moi qui vais sodomiser.
- J’ai envie de tester le sandwich, messieurs les cochons. »
Ce petit échange eut l’effet escompté. Philippe agrippa mes jambes encore plus fermement et se mit à ahaner comme un buffle en accélérant sa cadence. Je sentais ses testicules taper entre mes cuisses, je sentais son sexe aller et venir, m’ouvrir. Il me démontait, il me cartonnait, il me baisait bien et en profondeur, jusqu’au point de non retour.
Mon orgasme montait. Je perdais tellement pied que je ne pouvais plus sucer l’autre queue. Compréhensif, Thierry mis ses deux mains sur ma tête pour la maintenir alors que je jouissais.
« Superbe. Laisse toi aller. On te connaît pas mais on te baise avec mon pote. Jouissez mademoiselle. On a encore de la queue bien dure pour te baiser. On veut à tout prix avoir notre petite salope dans l’atelier.
- Pas enco… »
Mon premier orgasme de la matinée m’empêcha de terminer ma phrase. Il fut fulgurant et très bon. Je fus quelques instants sans avoir de pensées cohérentes puis je rouvris les yeux.
« C’est pas encore fini, les mecs. Je veux vous faire cracher tout votre jus. »
Philippe s’était retiré de mon sexe et Thierry vint se mettre à genoux entre mes jambes pour jouer avec sa langue qui fit des merveilles. Elle fit connaissance avec mon intimité pour raviver les braises de mon plaisir qui étaient tout sauf éteintes.
La grosse queue surgit devant mon visage.
« Lèche mes couilles, me fit-il sans préambule. »
Il était excité, proche de l’orgasme.
« Tu veux jouir dans ma bouche ?
- Sur ton visage si tu aimes aussi.
- Je n’aime pas. Dans ma bouche. Branle toi et jouis dans ma bouche.
- Ok. »
Son énorme sexe était tendu au dessus de mon visage. Il sentait bon, il sentait fort. Je voyais ses veines, ses bourses pleines. Ses doigts l’enserraient et s’agitaient le long de cette hampe droite et gorgée de plaisir.
« Allez, branle toi et donne moi tout ton foutre. Vide toi les couilles dans ma bouche. »
Il gémissait, il grognait, il agitait sa main de plus en plus vite. Ma langue jouait avec ses couilles alors que celle de son collègue faisait des merveilles entre ma jambes.
« Allez, jouis. Balances ton foutre. »
Ce qu’il fit au moment même où Thierry me prenait de nouveau la chatte. Cette double action, une pénétration et une giclée de foutre acheva de me faire perdre la tête. Sentir les giclées chaudes et généreuses remplir ma bouche et couvrir mes joues alors qu’une nouvelle queue me baisait : je n’y tenais plus.
« Messieurs, vous avez à présent une petite salope dans votre atelier. »


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