Pour cette petite virée de deux semaines, j'avais décidé de
joindre l'utile à l'agréable. Les beaux hasards de la vie y
ajoutèrent l'extase.
L'utile, c'était de récupérer un duplicata de mes diplômes. Suite
à plusieurs déménagement en quelques années, j'avais perdu
nombres de papiers dont mes diplômes universitaires or j'en avais
besoin pour divers concours de la fonction publique. Après plusieurs
années dans le privé, je voulais devenir fonctionnaire mais ces
détails importe peu.
L'agréable était de revoir mes amis de l'époque car j'avais quand
même passé près de sept ans à Strasbourg, depuis la première
année de fac jusqu'à mon premier poste. J'avais aimé cette ville,
cette région, les alsaciens, leurs tempéraments. J'avais fait la
fête, ris, aimé dans cette belle ville entre France et Allemagne,
avec son caractère, son ambiance... Certaines des plus belles années
de ma vie même. Je l'avais quitté il y a six ans et je n'y étais
pas revenu assez souvent à mon goût.
Deux semaines étaient bien plus que nécessaire pour récupérer mes
diplômes – que j'aurai d'ailleurs pu me faire envoyer par courrier
– mais, d'une part, j'allais séjourner chez plusieurs amis et,
d'autre part, j'allais en profiter pour travailler mes concours. Car
il y a à Strasbourg une superbe bibliothèque universitaire qui
était entré dans une longue phase de rénovation à mon départ et
où j'avais passé des heures er des heures lors de mes études.
L'extase me fut apporté par le plus grand des hasards. C'est le
sujet de ce récit.
Arrivé un samedi, je fus le lundi matin sur le campus universitaire.
Traverser les bâtiments dans lesquels j'avais eu cours – d'abord
un DEUG d'histoire avant de m'orienter vers des études de sciences –
fut comme un pèlerinage sur le lieux des mes années estudiantines.
D'abord le Palais U, imposante construction de la fin du 19e
siècle, quand la ville était allemande. J'avais aimé à en
souffrir en ce lieu, une jeune femme précieuse et bourgeoise qui
incarnant une sorte d'idéal féminin presque biblique. J'étais
innocent et naïf à l'époque...
Ensuite, la tour de chimie où j'avais eu des dizaines de tp avant sa
fermeture. Là, souvenir plus coquin avec une jeune thésarde chargée
de TD. Parfaitement délurée et libertine, elle m'avait appris bien
des choses...
Je sortis de mes rêveries en approchant des bâtiments
administratifs, tous regroupés suite à la création de l'Université
de Strasbourg alors que de mon temps, il y a avait les Universités
Robert Schumann, Marc Bloch et Louis Pasteur.
Une fois ma demande faite auprès des services ad hoc, je repris ma
déambulation dans mes souvenirs et dans le quartier de l'Esplanade
où, en plus d'avoir étudié, j'avais vécu, seul aussi bien qu'en
colocation.
Je croisai Lana au niveau de la statut d'Athéna, derrière le
bâtiment principal de la faculté de droit. Je n'étais pas tout à
fait sûr de moi car je n'avais vu que son corps et sa bouche, pas
son visage mais son abondante chevelure sombre, sa démarche, son
corps, mon intuition, le feu que sa silhouette a immédiatement
allumé en moi ont balayé tous les doutes. De son côté, Lana
marchait dans ma direction sans me voir, absorbée par son téléphone
portable.
Qui est cette Lana ?
Une récente découverte, tout comme ses semblables. Une délicieuse
vendeuse de culottes, une petite coquine sensible aux envies fétiches
des hommes, une hôtesse qui se livre sous différents aspects via
des sites internet qui mettent en relation clients et modèles,
fétichistes et coquines. Un univers intime, virtuel et délicieux
pour des jeux que la plupart des gens ne peuvent comprendre et
affublent de mots comme immoral, malsain, dégeulasse.
Je plains ces gens à l'esprit étriqué et formaté.
De manière générale, je suis bien loin de me soucier des canons
moraux et des attendus sexuels de la plupart des gens. J'ai d'abord
été romantique, amoureux, classique mais ce n'était pas ma voie,
ce n'était pas moi. J'ai mis du temps à l'accepter mais je suis un
homme pervers et raffiné, vicieux et respectueux, toutes choses que,
je peux vous l'assurer, les femmes adorent. Autant les réelles que
les virtuelles, autant les hôtesses que j'ai payé que les amantes
qui ont défilé dans ma vie ces dernières années mais cessons-là,
je m'éloigne de l'essentiel. J'aime la lingerie, les femmes
joueuses, le stupre et le plaisir entre personnes qui se respectent
et respectent les autres. Les joies raffinées de la chair, en somme.
Quand au fait de payer les femmes ? Quelle différence entre
celui qui achète une culotte portée par une femme et celui qui
entretient sa femme à coup de CB, de maisons, de voyages et de
situation financière avantageuse ? Depuis toujours, les hommes
achètent les femmes. Depuis toujours, les femmes se vendent. C'est
l'immense pouvoir de la féminité sur la virilité. Nous, les
hommes, nous sommes prêts à payer pour jouir des femmes. Le drame,
c'est que la domination patriarcale a perverti cet état de fait en
rendant la femme impure quand elle se vend alors que c'est la preuve
de sa force, de son emprise sur les hommes. Jamais les femmes n'ont
eu besoin de payer pour jouir d'un homme... Mais, voyez-vous, je
m'égare encore. Je suis un incorrigible bavard.
Revenons à nos moutons ou plutôt, à notre jolie brebis. Ainsi
donc, j'avais devant moi une jeune femme que j'avais payée pour
jouer en cam. Je peux vous assurer que Lana avait abondamment trempé
sa culotte puis son entrejambe avec mes jeux et mes mots lors de nos
deux sessions cam.
Elle m'avait dit qu'elle était étudiante dans une ville de l'Est
mais, sur le coup, je n'avais pas prêté attention à cette
information qui était sûrement fausse, pour protéger son identité.
Or là, elle était à cinq mètres de moi, toujours absorbée par
l'écran de son smartphone. Je devais tenter quelque chose sinon,
j'aurai des remords pour les six mois à venir. Cette rencontre était
le fruit d'une secrète conjonction céleste : rester sans rien
faire était passable d'une punition divine.
Ce corps souple et lascif, Ce corps de jeune latino, ce corps que
j'avais dirigé, soumise, guidé, j'en voyais enfin le visage et cela
ne faisait que renforcer mon désir et ma détermination à tirer
parti de la situation.
« Lana ? fis-je à son approche. »
Elle connaissait ma voix. Elle connaissait mon visage. Elle leva les
yeux vers moi. J'y vis d'abord un mélange d'incompréhension, de
contrariété et presque de peur.
« C'est moi, Nico, du site CC. »
CC pour Culottes de Coquines, le nom du site.
La peau mate de Lana s'empourpra très légèrement et sa bouche
m'offrit un sourire timide. Si elle ne semblait pas se réjouir outre
mesure de ma présence, au moins n'était-elle pas partie en courant
en hurlant à l'obsédé.
« Bonjour, articula t-elle avec une étonnante timidité.
- Si on m'avait dit qu'une jour, je croiserai une CCgirl dans la rue,
je ne l'aurai jamais cru. »
Son sourire s'élargit. Encourageant.
« Donc étudiante à Strasbourg... J'ai fais toutes mes études
ici.
- Tu habites ici ? »
Je sentais une crainte dans sa question, une crainte du genre pourvu
que je ne sois
pas voisine d'un CCboy.
« Absolument pas. Je suis ici pour revoir mes amis et pour
quelques démarches. N'aie aucune crainte, Lana, je ne vais pas te
suivre et te harceler. »
Sourire amusé qui prouve que j'avais vu juste.
En parallèle, ça turbinait dans ma tête. Je devais lui proposer
quelque chose, la surprendre, l'intriguer. Ne pas me répandre en
compliments, en adulation et en hommage mielleux à sa beauté. Non.
Ce qu'elle aimait, c'était les hommes dans mon genre, avec une
sexualité débridée et vivante, entreprenant et dominateur. Pas un
vieux monsieur pour lui dire qu'elle était belle, délicieuse,
féminine et ainsi de suite.
« Tu as cours là ?
- Oui.
- Bien alors je ne serai pas long. Si tu es à 13 heures demain au
pied de la statue place Kléber, j'aurai peut-être envie de te faire
un cadeau. »
Puis je m'en fus sans demander mon reste, sans rien ajouter. Le
mystère et les surprises étant de puissants aphrodisiaques auprès
des filles, j'étais à peu près sûr de sa présence le lendemain
au pied de la statue de ce vaillant général de Napoléon qui fit
des merveilles en Egypte pour le futur empereur.
En regagnant l'appartement de l'ami qui me logeait, j'eus une analyse
moins flatteuse de la situation. Et si j'avais effrayé Lana ?
Et si, plus simplement encore, elle n'avait aucune envie de lier réel
et virtualité ? J'étais un de ses clients du net, un de ses
coquins fétichistes avec lesquels elle vivait ses fantasmes en toute
irréalité, dans l'intimité rassurante de sa chambre. Se montrer
devant un écran ou envoyer ses culottes par la poste était un
chose, jouer en vrai en était une toute autre. Peut-être
n'avait-elle aucune envie de se frotter à la réalité d'un homme
comme moi. Heureusement, le reste de la journée et la soirée furent
bien remplies, m'épargnant trop de tergiversations à ces sujets.
Le lendemain, à treize heures moins cinq, j'étais au pied de la
statue. Avant de partir, j'avais consulté mes messages sur le site
CC mais aucun de la part de Lana.
Quand je la vis arriver dans une jolie jupe, avec un débardeur sous
une veste classique, j'eus un sourire en même tant qu'une intense
pulsion de désir. Elle était aussi belle que désirable. Aucune
vulgarité, aucun ostentation dans son look. L’érotisme de la
sobriété et du classicisme.
« Je suis content que tu sois là, fis-je après les
salutations. C'est un honneur et un bonheur pour moi que de
rencontrer Lana, l'une des plus jolies filles du site. »
Sourire poli. Surtout, ne pas s'embarquer dans le vain compliment,
dans le mielleux. Je me mis en marche.
« As-tu une idée du cadeau que je m'apprête à te faire ?
- Une petite idée, oui.
- Peux-tu préciser ?
- De la lingerie. »
Hochement de tête.
« C'est exact. Tu vois la boutique devant nous ?
- Oui, j'adore cette marque.
- Et bien tu as droit à quatre-vingt euros d'achat. »
Le prix d'une parure, en gros. Elle m'offrit un sourire non pas poli
mais séduit, qui ut un effet immédiat sur mon entre-jambe, sous la
forme d'un début d'érection.
Dans la boutique, le temps était comme suspendu pour moi. Imaginez :
une jeune femme aussi coquine que soumise, de la dentelle, une
situation hautement érotique...
Elle s'empara de deux shortys et me les présenta.
« Tu préfères lequel ?
- Celle-là, dis-je en désignant une guêpière à côté d'elle.
- C'est beaucoup plus cher.
- C'est beaucoup plus classe aussi. Je serai ravi de te soumettre
dans cette tenue. »
Elle eut pour la première fois ce même sourire coquin et excitant
qu'elle avait en cam quand je lui parlais avec mes mots, quand je lui
demandai certaines choses.
Lana s'empara de la guêpière. Noire, simple et chic, avec un peu de
dentelle, un laçage exquis. Elle la plaça devant elle, contre son
corps.
« Tu seras particulièrement bandante là-dedans. D'ailleurs,
je ne vais pas tarder à avoir une érection. »
Son regard descendit vers mon entrejambe. Son sourire s'élargit.
Cette guêpière nous plaisait à tous les deux mais nous
poursuivîmes l'exploration, pour discuter des modèles, pour faire
durer le moment. Nos goûts étaient à peu près similaires.
« Et pour ce rendez-vous, mademoiselle porte une culotte, un
string ou un shorty ? fis-je à son oreille, à voix basse. Je
regarde tes fesses autant que possible mais ta jupe est trop volante
pour que je puisse avoir une quelconque certitude.
- Une culotte, pour un client.
- Oh alors ne m'en dis pas plus. Cette culotte ne me concerne pas. »
Puis, après une autre guêpière qui nous plaisait moins :
« Je te demanderai bien de l'enfiler devant moi dans la cabine
mais ce serait trop facile, trop évident. Je préfère multiplier
les jeux.
- Car tu crois que j'aurai accepté de l'enfiler devant toi ?
- Bien sûr, rétorquai-je avec un clin d'œil chargé d'autodérision
et d'humour. Peu de filles me résistent. Et de toute façon, tu es
ma petite soumise docile, je te rappelle.
- Oui Maître, fit-elle avec un clin d'oeil amusé. Et alors, ton
autre jeu ?
- Croyez-vous vraiment que je vais vous le révéler maintenant,
mademoiselle ?
- Maintenant, non...
- Donc on s'arrête sur cette guêpière ? »
Elle hocha la tête. Nous primes également une paire de bas et un
string pour aller avec. Le total dépassait les cent euros mais elle
insista pour prendre les bas à sa charge.
« « Tu as déjà gagné un show gratuit avec ce cadeau,
me dit-elle dès que nous fûmes dehors Elle est trop belle. Merci
mille fois. »
Ensuite, pour ne pas commettre d'impair et pour rester sur cette
touche de mystère qui séduit si bien les femmes, je lui faussai
compagnie, non sans lui donner ma carte de visite.
« Si tu veux la suite, envoie moi un texto demain en fin de
matinée. Ou un email si tu veux rester discrète. Sinon, je te dis à
bientôt en cam. »
Un long regard avant de nous séparer. J'y vis de si jolies choses
qu'une fois de retour chez mon ami, je me masturbai.
Le lendemain, un peu après midi, j'eus un texto de Lana.
« Alors, quelle suite me réserve le monsieur qui offre de la
lingerie ? »
Elle reçu ma réponse trente minutes plus tard :
« Devant la bibliothèque universitaire, 18 heures, ce soir, si
tu peux. En jupe, avec ou sans la guêpière. »
J'annonçai clairement une situation différente du simple achat de
lingerie mais que pouvait-elle attendre d'autre de la part d'un homme
comme moi ? Je l'avais si bien excitée lors de nos jeux que
j’entendais, à travers la cam, le flak-flak de ses doigts glissant
dans son sexe trempé de cyprine.
« Je peux. A ce soir. »
Suite.
L'après-midi, avant le rendez-vous, j'étais à la Bibliothèque,
pour repérer les lieux. J'avais deux endroits en tête pour la suite
de nos aventures. Après vérification, l'un n'existait plus et
l'autre était moins accessible mais cela ne faisait que rajouter du
piment à la situation.
A l'heure dite, j'étais sur les marches de la BNU où j'avais déjà
passé des heures et des heures à deviser avec mes amis, à regarder
les jolies étudiantes et certaines enseignantes chercheuses. Autour
de moi, les quelques étudiants avaient en gros dix ans de moins que
moi. L'âge de Lana. Je réalisai un fantasme.
Je la vis venir à moi depuis l'arrêt de tram. Une jupe aux genoux,
des petits talons, un chemisier et une jolie veste, avec son sac à
main à l'épaule. Féminine et simple. Un régal. Les hommes la
regardaient avancer vers moi. Combien auraient pu se douter qu'une
telle jeune femme, aussi étudiante, aussi mignonne, aussi discrète
était en fait une vendeuse de culottes, une fieffée coquine ?
Le sourire presque timide qu'elle m'envoya acheva de me faire bander.
Après quelques minutes de discussion, assis côte à côte sur les
marches, où je lui parlai de ma vie à Strasbourg et me renseignai
sur la sienne, je lui remis une enveloppe.
« Il y a là-dedans les instructions pour le jeu que je te
propose. Je vais me mettre en place. A tout à l'heure si, après
lecture de ces quelques consignes, tu veux les réaliser. »
Puis je me levai pour gagner le lieu en question. C'était un
toilette peu utilisé, en retrait, un peu vieux. Pas l'endroit le
plus glamour mais il avait quelque chose d'improbable, perdu au
milieu de ce vaste bâtiment dédié au savoir. Surtout, je m'y étais
masturbé plus d'une fois quand, au milieu de mes révisions, une
étudiante, par son décolleté, sa culotte apparente, son charme, me
troublait au point de réclamer une éjaculation pour que je
retrouvasse mon calme.
Et là, quelle que soit la décision de Lana, j'allais faire de même.
Avec ou sans elle, j'allais jouir en ce lieu. Donc je me mis à
l'aise en défaisant ma ceinture, baissant mon pantalon et en
libérant mon érection. Ainsi dévêtu, assis sur les toilettes, ma
queue déjà bien raide à la main, je me mis à penser à Lana et à
nos jeux.
Elle interrompit rapidement le cours de mes pensées hautement
libertines en toquant trois fois à la porte, avec la même
discrétion que celle recommandée dans la lettre.
Je fis pivoter le verrou et me remis en place.
Là encore, elle avait pour consigne d'attendre quelques secondes
avant d'entrer. Lana poussa la porte et, sans un bruit, s'avança
devant moi. Mon chibre raide capta immédiatement son regard. Dans
ses yeux, je vis une intense contemplation. Sur ses lèvres, un
sourire non pas amusé mais captivé. En murmurant presque, je lui
fis signe de se plaquer contre le mur face à moi.
Sans cesser de me masturber, je lui demandai de soulever sa jupe pour
me révéler le haut de ses cuisses aussi langoureusement que
possible. Je ne perdais pas une miette de ce spectacle. Certes, je
connaissais déjà ses jambes fines, ses hanches étroites, son
ventre plat, son corps souple et désirable mais là, il était à
moins de deux mètres de moi.
Je vis en premier lieu le haut de ses bas puis l'attache des
jarretelles de la guêpière. Je vis ensuite le tout petit string qui
allait avec, avec sa devanture en dentelle. Mon érection redoubla.
« Dégrafe ton chemisier, je te prie. »
Elle le fit avec la même lenteur que précédemment. Un bouton après
l'autre, avec un regard pour moi et un autre pour ma queue tendue
entre chaque bouton. Elle ne prononça pas un mot alors que s'offrait
à moi la guêpière offerte moins de trente heures auparavant.
Portée, elle était encore plus élégante. Sa sobriété, relevée
d'un peu de dentelles, était d'une rare féminité.
Le jeu tel que je l'avais exposé dans la lettre stipulait qu'en
aucun cas, nos corps ne devaient entrer en contact. J'allais me tenir
à ce point de règle car je suis si joueur que s'affranchir ainsi
des bornes que l'on se fixe ne rime à rien et manque singulièrement
d'élégance mais, croyez-moi, je n'avais qu'une envie, sauter sur
Lana pour lui arracher sa jupe.
Ne pouvant faire cela, je lui demandai de la retirer elle-même. Elle
obtempéra sans rien dire, ce qui était la seconde règle de ce jeu
– pas un mot ne devait sortir de sa bouche.
« Alors, c'est excitant de se retrouver en guêpière à la
bibliothèque ? »
Large sourire et un oui
articulé
sans
un
son.
« Tourne-toi. Je veux voir ton cul. »
Elle s'effectua pour m'offrir sa croupe galbée, cambrée et mise en
valeur par le noir de sa tenue. Ma main allait et venait avec force
le long de ma queue tendue de désir.
« Remue lentement ton beau cul, Lana. »
Elle se mit à osciller, elle força sa cambrure, elle ondula pour
mon plus grand plaisir.
« Quelle délicieuse petite salope vous faites,
mademoiselle ! »
Encore ma main sur ma queue. Encore mon désir sans fin. Toujours
cette croupe de rêve, cette cambrure qui appelait la levrette, cette
taille fine qui appelait mes mains pour la serrer et la posséder.
« Pose tes mains sur tes fesses et ouvre les. Je veux
contempler toute ton intimité. »
Elle s'exécuta une fois de plus, m'offrant une vue sur son sexe et
l'orifice voisin, tous deux à peine masqués par la fine lanière de
son string.
« Quelle vue mademoiselle. N'hésite pas à baisser ce tout
petit string. J'ai envie de voir la moiteur entre tes lèvres. »
Elle se tourna vers moi et fit non de la tête, avant de faire
claquer une de ses jarretelles. Erreur de débutant. J'aurai du le
voir mais mon excitation me troublait un peu. Le string était passé
sous les jarretelles.
« Tourne-toi, s'il te plait... Accroupis-toi... Bien... Baisse
toi sur tes talons, ouvre les jambes et montre moi ton sexe. »
Elle fit chacune de mes demandes dans un seul et long mouvement
fluide et sensuel, comme une séquence érotique au ralenti. J'étais
fou et mon érection aussi dure que du béton. Ma queue palpitait
presque entre mes doigts, signe d'une éjaculation proche.
Lana était accroupie sur ses talons, les jambes ouvertes, son sexe à
peine masqué par la dentelle de son string. Sans un mot, devançant
mes envies, elle écarte ce dernier pour me montrer son intimité
moite.
La vue de ces lèvres roses, chaudes et luisantes de cyprine faillit
me faire jouir mais je me contins. Je voulais encore profiter du
spectacle.
« Ecarte plus ton string, s'il te plait. Ouvre tes lèvres,
montre moi en toi, montre moi ton vagin, Lana. »
Sa toison couronnait sa fente, ses lèvres s'ouvraient et me
laissaient voir son sexe, son clitoris, son intimité. J'avais envie
de planter mon pieu durci en elle, de la posséder, de la prendre
pour lui montrer tout le bien que je pensai d'elle mais non, ce
n'était ni le lieu, ni le moment.
De son côté, elle commença à se caresser sans perdre de vue mon
sexe. Quand elle porta ses doigts luisants de cyprine à sa bouche
pour lubrifier encore un peu plus son clitoris, je n'y tins plus.
Je me redressai pour éjaculer dans un râle puissant. Le sperme
jaillit en trois traits pour venir maculer le mur des toilettes et le
sol à mes pieds. Deux gouttes atterrirent même sur le cuir des mes
chaussures.
L'instant d'après, je m'écroulai sur les toilettes, terrassé par
l'orgasme. Quand je rouvris les yeux, Lana me contemplait avec cette
fascination que j'ai déjà vu chez nombre de femmes quand elles
regardent un homme qui vient de jouir. Comme si, sur notre visage,
elles voyaient la plus belle preuve de leurs charmes. Ce qui, après
réflexion, n'est rien de plus que l'exacte vérité. Elle regardait
aussi le sperme couler sur le mur, ce qu semblait la ravir tout
particulièrement.
Elle voulut dire quelque chose mais je posai un doigt sur mes lèvres.
« Ne dis rien, Lana. Les mots sont inutiles. Si tu veux encore
jouer, textote moi avant midi demain. »
Alors elle articula, aussi nettement que distinctement, sans proférer
le moindre son, les trois mots suivants :
« Je veux jouer. »
J'eus un simple hochement de tête.
« Tu auras un texto demain dans la matinée. »
Déjà, elle se rhabillait. Peu après elle me laissait seule.
Je luttai contre l'envie de lui envoyer un texto quand elle prit les
devants, un quart d'heure après notre séparation.
« Je suis chez moi. Tu m'as excitée. Je vas me caresser à mon
tour. »
Pour le second chapitre de nos jeux concrets, je devais aller plus
loin que notre passage dans les toilettes universitaires mais pas
trop non plus. Il fallait un juste milieu entre tout obtenir et ne
rien faire d'autre que la regarder. Crescendo mais pas fortissimo.
L'idée m'apparut très rapidement. Ainsi, le lendemain, à midi,
Lana recevait le texto suivant :
« Demain, mademoiselle a-t-elle un créneau de libre entre 12h
et 17h ?
- Je termine mes cours à 15h.
- Alors rendez-vous à 15h30, Grand'Rue, au 35. Sonne chez XXX. C'est
la personne qui me loge.
- Dois-je porter une tenue particulière ?
- Jupe et culotte innocente. Le reste, à ta guise.
- Bien. A demain monsieur.
- A demain mademoiselle. »
Le lendemain, elle fut ponctuelle. A 15h30, ma porte s'ouvrait sur
Lana dans une jupe printanière, fleurie, avec un haut noir et des
ballerines. Ses cheveux étaient coiffés en un chignon qui la
rendait encore plus sérieuse et encore plus excitante.
Je lui fis les honneurs de l'appartement où je logeais, je lui
offris un verre, qu'elle accepta. Ce verre, avant de lui donner, je
le posai sur la table de la cuisine, devant deux enveloppes.
« Il y a deux jeux dans ces deux enveloppes. A toi de choisir
l'une d'elles.
- Et s'il y a quelque chose que je ne veux pas faire dedans ?
- Je ne suis pas une brute. Je vais crescendo. Si tu veux une indice,
il n'y a aucune pénétration dans ces jeux.
- Et si j'étais venue pour cela ?
- Il faudra attendre un autre jeu, alors, mademoiselle. Sinon, vous
pouvez vous mettre en levrette, là, maintenant, tout de suite, sur
le canapé mais je n'ai pas envie de cela. J'ai envie de te voir
tirer une enveloppe. »
Elle eut un sourire amusé puis but une gorgée du jus de fruit que
je lui avait servie, elle posa négligemment le verre, me regarda
puis jeta son dévolu sur l'enveloppe de droite. Elle l'ouvrit
lentement et en sortit le bristol manuscrit. Je scrutai attentivement
son visage pour voir sa réaction. L'esquisse d'un sourire me fit
comprendre que le jeu était accepté et apprécié.
Il me restait à savoir laquelle elle avait pioché. Soit elle se
dirigeait vers le canapé, soit elle posait ses mains contre le mur.
Car, bien évidemment, je m'étais réservé pour moi aussi la
surprise. Prévoir, planifier, diriger, oui mais c'est d'autant plus
appréciable si je peux également être surpris.
« Et je peux savoir ce qu'il y avait dans l'autre enveloppe ?
- Quelle vilaine curiosité, mademoiselle ! Un magicien ne
dévoile jamais ses tours. De même, le libertin que je suis ne
dévoile jamais le contenu de ses petites enveloppes. Qui sait, il y
aura peut-être d'autres jeux du même genre.
- Bon bon, fit-elle comme si elle capitulait avec grâce. Soit. C'est
l'heure du jeu donc ?
- Absolument. Je suis impatient de savoir le lieu de cet appartement
que tu vas gagner. J'en bande déjà. »
Ses yeux se baissèrent vers mon entrejambe.
« Tu peux toucher, si tu veux. »
Elle le fit. Elle posa sa main sur mon pantalon, là où mon érection
tendait la toile.
« Intéressant, dit-elle avant de se lever pour gagner le
canapé. »
C'était cette direction que je voulais qu'elle prenne. L'autre
possibilité me plaisait moins.
Alors qu'elle s'asseyait, je me mis à l'aise en me déchaussant et
en retirant mon pantalon, avant de m'agenouiller entre ses cuisses.
« Au travail, mademoiselle.
Mes mains sur ses chevilles remontaient lentement en caressant sa
peau, d'une rare douceur. Mes doigts couraient en jouant, en
dessinant des volutes.
« Il s'agit donc d'offrir un baiser intime à mademoiselle. Il
s'agit donc de faire tremper une innocent culotte que je ne vois pas
encore. »
Mes mains étaient sur ses genoux que mes lèvres embrassèrent l'un
puis l'autre. Je mis ma main sur la jupe pour la placer sur son pubis
et ne rien révéler, avant de l'agripper par les cuisses pour la
tirer vers moi et offrir son bassin à mes jeux.
Puis je vins déposer un baiser sur sa jupe, là où elle recouvrait
sa toison. Mon nez prit la relève pour la caresser tout en humant
son odeur. Mes doigts courraient de nouveau sur la peau de ses
cuisses. Ils se rapprochèrent de son intimité et cessèrent leurs
courses quand je sentis l'élastique de sa petite culotte.
Alors je vins déposer ses baises sur la peau de ses cuisses, offerte
après que j'eus fait glisser l'étoffe de sa jupe.
« Bientôt la vue sur ta petite culotte, Lana. Bientôt la vue
sur ton plaisir intime. »
Alors je fis remonter lentement la jupe pour dévoiler une petite
culotte blanche parfaitement lycéenne, parfaitement virginal. Cette
vue me rendit fou. Un triangle de coton qui masquait un joli sexe, un
puits de plaisir où tremper sa virilité.
Moins d'une seconde après, mon nez arpentait ce triangle intime. Son
odeur m'enivrait. Je poussai mon appendice pour la caresser, pour
provoquer sa moiteur. Après un baiser sur chaque cuisse, je mis deux
doigts sur sa culotte pour la caresser plus savamment, plus
précisément. Lana eut son premier gémissement.
Alors ce fut au tour de ma langue de jouer à travers le coton. Je
voulais sa moiteur, son plaisir, je voulais qu'elle trempe ma bouche
de son plaisir. Je voulais lui offrir le plus mémorable des
cuniligus de son existence. Je voulais que le canapé de mon ami
garde trace de sa cyprine.
« Peux-tu écarter ta culotte pour me montrer ton sexe ? »
Sa main glissa entre ses cuisses, un doigt se faufila sous
l'élastique, exactement entre ses cuisses, entre ses deux orifices
et elle écarta pour me révéler une intimité luisante, un sexe
couronné d'une belle toison et des lèvres que j'avais envie
d'ouvrir du bout de ma langue dardée.
Ce que je fis sans plus attendre.
Quel régal que de sentir se corps s'ouvrir pour me laisser le
passage. Ma langue se glissait en elle, ma salive se mélangeait à
sa cyprine, nos humeurs, nos fluides, nos corps étaient liés par ma
bouche et son entrejambe.
Mes yeux se fermèrent alors que je m'abandonnais entre ses jambes.
Mes mains agrippèrent ses cuisses, serrèrent sa peau, ma langue
s'appliquait à faire fondre son clitoris. Mes doigts s'invitèrent,
pour masser son petit bouton alors que ma langue s'insinuait encore
et encore en elle.
J'entendais à peine ses gémissements. Je sentis à peine ses mains
sur ma tête, dans mes cheveux, pour appuyer, pour m'inviter à
poursuivre encore et encore mes caresses.
Sa respiration de plus en plus haletante était mon seul et unique
repère. La faire haleter, la troubler, la faire gémir, la faire
fondre. M'emplir la bouche de son nectar...
Ensuite, mes doigts prolongèrent l'exploration. Ils pénétrèrent
plus avant en elle, ils ouvrirent un peu plus son sexe alors que je
continuais à titiller son bouton intime du bout de ma langue. Sentir
son étroite moiteur autour de mes doigts, gouter son intimité
délicieusement salée... Tout était un régal.
Je fus de longue minutes à m'appliquer en elle, autour de son sexe,
dans son sexe, entre ses lèvres, jusqu'à son orgasme, qui fut bref
mais intense. Son corps se crispa, ses fesses se soulevèrent, ses
cuisses se refermèrent sur mon cou, manquant presque de m'étrangler
l'espace de quelques instants. Son sexe abonda de plaisir dans ma
bouche. Elle eut un gémissement puis s'abandonna sur le canapé,
détendue, reposée, calme.
Je remis sa culotte en place pour l'imprégner de son plaisir et la
voir devenir sombre là où sa cyprine laissait des marques. J'aimais
profondément cette vision. Lana apaisée dans sa culotte inondée de
plaisir.
Quand elle eut retrouvée ses esprits, ce fut pour dire :
« Et toi, tu n'éjacules pas ? »
Oh si, avec plaisir.
« Peux tu retirer ton haut et ta jupe, j'ai envie de me
masturber et d'éjaculer sur tes dessous.
- Fais, je t'en prie. »
Il me fallut peu de temps pour jouir. Le foutre jaillit en trois
beaux jets qui maculèrent son soutien gorge, sa culotte et son
ventre. Lana partit peu après. L'imaginer dans la rue, avec mon
sperme sur sa lingerie, trempée... J'eus une nouvelle érection et
une nouvelle éjaculation. Peu après, je lui envoyai un message via
le site. Si elle souhaitait le round 3 de nos jeux, elle n'avait qu'à
m'envoyer un texto.